ce que je fais là moi...je ne sais pas. Je pense à toi depuis mille ans."
-Oui? prononce la voie grésillante à travers l'interphone.
raclement de gorge, col roulé sur une bouche qui susurre de ses lèvres gercés un stupide:
-Je viens livrer des fleurs.
-Oh, et bien, je vous ouvre.
Un grincement, une sonnerie artificielle et, en effet, la porte se déverrouille.
_______________[point de vue:Tom]
Je monte les escaliers quatre à quatre.
Au deuxième étage, un détail me laisse perplexe. Les fleurs...je me fais passer pour un livreur mais mes mains sont furieusement vides, ou presque; vue le poids de la valise que je porte tant bien que mal.
Fichu ascenseur en panne.
__Alors je choisis un appartement au hasard. Le chiffre vingt-deux surplombe la porte en bois massif. La poignée dorée et arrondie dégage un air rassurant. Je frappe.
Une vieille femme me fait face, gardant ses distances en laissant la chaîne de sécurité.
Tu sais, d'un simple coup je pourrais la briser... sa naïveté si flagrante en est dégradante; puis je lui demande poliment si elle n'aurait pas quelques fleurs.
-C'est urgent...oh, et heu, j'ai de l'argent.
Elle rumine, rumine...puis part chercher un vase remplie de tournesols.
Non que je m'y connaisse en fleurs...mais en cette saison?
C'est alors que je me rends compte qu'elles sont en plastique. Mais le vase, lui, bien en vers.
-Vous n'auriez pas...de vrais fleurs?
-Non mais dites donc jeune homme, je ne suis pas la mère Noël aux dernières nouvelles. Et ça fera dix euros.
-Vous rigolez, pour ça?! Oh, et puis...je n'est que des dollars mais ça ne les vaux toujours pas.
Je lui secoue sous le nez son ridicule bouquet « Made in China » puant le pétrole.
Mais abandonne vite. Impossible de faire bouger cette vieille peau osseuse qu'on a envi de gaver de brocolis, de pruneaux et de fois de morues jusqu'à la faire exploser de dégoût.
-Bon, je vous les offres. Mais à une condition, vous me dîtes pour qui sont ces fleurs.prospose-t-elle d'un air de conspiratrice.
Ah, les femmes, toutes le mêmes.
-Pour une amie. Fel' plus exactement.
Son visage se décompose avant de laisser son dentier crier:
-Cette traînée qui a voulu m'assassiner avec son téléphone? Ah bé non alors!
Elle récupère le vase de ses mains aux veines tout simplement gigantesques. Mais, décider à ne pas arriver les mains vides en tant que livreur de fleur sexy (quoique vue l'horreur du bouquet ce serait peut être de meilleurs goût d'être les mains dans les poches) je riposte et tire tant bien que mal.
Ses bras de l'épaisseur d'un coton tige ne tiennent pas plus de dix secondes et je file au sixième.
-Sale petit morveux!
Crache-t-elle. Mais c'est trop tard, je suis déjà sur le seuil mémé.
________[point de vue:Talia]
J'ouvre enfin les yeux.
Je cris.
Bill....
J'enfouis ma tête sous l'oreiller tentant vainement de compresser celle-ci. De freiner les rayons rougeâtres du soleil qui fanes sur mon lit. De calmer mon coeur qui bat à une sacrée allure.
Je clos mes paupières...je revois le nouvel an avec Fel'. Toute les deux dans sa voiture toute cabossée qu'elle appelle didine, à une station d'essence perdue sur une grande voie. Elle pourrait demander à son chère papa d'en acheter une autre, mais non, il semble que ceux qui repose sur quatre roues mérite un certain sens de l'honneur. Et l'honneur, elle n'en a pas assez pour en acheter une nouvelle.
_____Il neige à grands flocons, on croirait un blizzard alors on vas s'acheter à la petite boutique une bouteille de mauvais champagne (réserve de vin chaud à sec oblige) et une boîte de chocolats en formes de Pères Noël ridicules.
Je sent son parfum se mêler à celle de la vieille didine qui, elle, est légèrement plus étouffante il est vrais.
Sa bouche est magnifique. A Fel', pas à la voiture bien sûr.
Elle me fait penser à Morgane mais je retiens toute idées déplacées, sucrées. Je ne voudrais pas finir à la rue et écrire sur un carton "j'ai perdus mon logement, j'ai faim".
Ouais, ba pas tant de points communs avec mon rêve en fin de compte.
C'est juste l'amalgame de mon esprit qui mélange le nouvel ans de deux mille neuf et m'a tromperie avec Marco.
Un gentil garçon, un grand brun. A croire que je suis destiné à ne jamais changer de rang.
Il était adorable; tu te souviens Bill, tu l'as fait virer après l'avoir découvert nue comme un vers dans ma chambre d'hôtel.
Il s'occupait du son durant les concerts...réglé chaque paramètre au millimètre.
Je me rappelle encore de ta colère. A cette époque j'avais le mot vengeance inscrit à la haine sur le coeur et j'ai pris Marco face à tes mirettes grandes ouvertes pour effacer cette inscription d'orgueil. Il faut dire qu'il été à porté de main et pas vilain le garçon...ce fut l'ingénieur du son contre la vétérinaire.
Qu'elle connerie.
L'on sonne à la porte. _________Je sort de ma torpeur. J'y repenserais un autre instant. Quand le temps ne fera plus claquer mes dents.
Je regarde l'heure. Dix-neuf heures trente.
Et mon ventre qui grogne.
Je me lève difficilement, pensant au rendez vous avec Kathë dans un quart d'heure et à remplir ce gouffre qui se manifeste.
Mais à peine ai-je entrouvert ma porte qu'un cris de stupeur s'évade de mes lèvres.
Fel' et Tom se retournent d'un bond, comme pris en fautes. L'une avec un air plus effarouché que jamais, l'autre une mine désolée et contrariée. A leurs pieds, un vase brisé qui lui, n'a pas dut franchir la barrière du son de mon oreiller, et des tournesols éparpillés sur le sol tel une constélation de soleils piétinés.
-Mais bon Dieu Tom, qu'est ce que tu fous ici?
Il ne doit y avoir plus aucun lien entre moi et Bill. Ne le sait il pas?Non, son frère lui a tout raconté, c'est certain.
L'a-t-il oublié?
Impossible, il n'est pas si futile.
Ou joue-t-il encore comme il c'est si bien le faire?
Qu'importe, ce n'est pas ainsi que les choses sont sensés se passé, les événement ne doivent pas s'engendrer dans ce sens. Absolument pas...
-Et bien, je viens voir Fel...tu n'as pas un appartement toi?
-Je l'ai vendus voyons, tout le monde ne roule pas sur l'or vois tu. Et Fel' m'héberge en échange d'un service que je lui porte. Mais je ne vois pas en quoi ça te regarde après mûres reflexions.
Aigrie, voilà comment il doit me voire à travers ses grosses lunettes de soleil qu'il a oublié de retirer.
ça déchire de lui parler ainsi, j'avais fait de ce galant prétentieux mon ami.
Seulement que faire contre l'ordre des choses?
-Je...enfin...Bill n'est pas au courant. Alors...votre sorte de paris ou d'épreuve. Il n'y à que lui pour avoir des idées si farfelus hein? Bref...ça change rien tu sais...enfin...
Fel' écoute attentivement, comme si elle espérait en apprendre d'avantage de ce cafouillage. Moi, moi je le fusille du regard, tu le soutiens? Pan, t'es mort.
Ne viens pas tout gâcher Tom, s'il te plaît...
Je suis censé trimer et lui effacer, je ne vois pas où est la difficulté à l'intégrer.
-Bien...il met sa main derrière sa nuque, se la masse un instant, les yeux rivés sur un des tournesol , je crois que je vais vous laisser...
Il soupir puis fait marche arrière. Fel' croise les bras, le dos bien droit, la tête peut être un peut trop haute. Cesses de le jauger de haut tu vas te cogner au plafond.
-Oh, et puis...il se retourne vers nous sur le bas de la porte, tu nous manques tu sais;A tous...
Je frémis au dernier mot prononcé de ces lèvres adoratrice du vice.
Mon corps, à qui j'avais ordonné de rester statique et aussi immobile qu'un pilier du parthenon, ce mit à trembler.
Tous...
Bill....
-Pars Tom, Vite. Je t'en pris.
J'en suis venue à le prier.
Fel' reste coit.
Quoi? Tu ne connaissait pas cette facette?
Et bien la voici.
-Je...il étais venue pour moi en fait.
-Je sais.
Elle tord ses doigts, se les emmêles comme de la ficelle. _____Un scoubidou d'ongles et de chaire. _______Elle se mord la lèvre, roule des yeux....Qu'elle enfant gâtée, doit-on toujours tout lui céder?
Je lève mes pupilles au ciel à mon tours et lui ordonne de le retrouver.
Elle crie que je ne suis pas sa mère. Elle cours se changer. Elle reviens, une chaussure dans les mains qu'elle enfile en faisant des pas chassés puis me crie un imperceptible "merci" du rez de chaussé avant de filer et de m'envoyer ce sympathique sms:
"soit pas fier...ne souris pas; je comptais le rejoindre de tout manière. Oh, et si tu pouvais ranger les bouts de vers du vase et les vieux tournesols en toc se serait un délice!Puis répond pas surtout, je t'envoies ce sms du portable d'un gentil passant qui à bien voulu me le prêter."
Quel âge donneriez vous à son expéditrice? Onze ans, treize ans? Moins?
Je ris mettant leurs fatras dans un sac poubelle puis le dépose avec délicatesse sur son oreiller. Qu'elle comprenne ce qu'il reste de son Don Juan...Et pour ses insultes, et bien, non, je ne suis Pas sa mère...Oh, le rendez vous!
Je prend mon manteau, une écharpe et un bonnet, ferme cette porte à la serrure réticente et file au "Figures pourpres" avec un ventre plus grognon que Grincheux des sept nains. (Je n'ai pas beaucoup de métaphores en réserve quand j'ai faim, vous me pardonnerez).
Un génie semble lui avoir peint le corps de son esprit diabolique et pourtant, si mystique. J'aime.
Une petite fille me regarde avec de grands yeux sur son épaule gauche. Elle tient une rose dans une de ses main qui perds ses pétales, se transformant en gouttes d'encre qui échelonne le bras jusqu'au coude. Elle a tenté de converser la nature humaine. Si elle y est parvenue, seul elle peut le dire.
Il y à des pointillés, au bout un ballon noire, un espoir perdue. Et ces roses, et ces diablotins qui tirent la langue. Insolents. ___Ce n'est que son bras gauche.____ L'autre est caché par une manche, oui, son haut n'a qu'une manche. C'est l'autre épaule qui a le signe du clans, m'a dit Kathë.
Elle est arrivée en retard, comme à son habitude. Je ne vois même pas pourquoi je me suis pressé et affolé...Pour m'occuper? Pour penser à autre chose qu'à Tom sur le bas de la porte?
J'aurais aimé qu'il enlève ses lunettes...que je vois Ses yeux, l'identique paire à celle qui repose sur son propriétaire à l'autre bout de cette trop grande Terre. Cette folie qui s'estompe chaque matin où je ne les aperçois pas, brillant comme s'ils étaient au-dessus de tout, trop hauts pour s'occuper d'une vulgaire silhouette.
Je caresses avec une douceur infinie la clef pendant à mon collier, songeuse.
Mais Kathë arrive au bon moment et me sort de ma trans quelque peut malsaine avec sa question idiote.
-Tu as commandé? Est-en la dite question.
-Deux expressos. Tu étais là...Lui fis-je remarqué d'un air narquois. Rompue aussi. Qu'elle chance que ce café fasse aussi de suculants paninis.
-Et toi tu avais commencé à déprimer. Alors...elle fait mine de fermer une fermeture éclaire celant ses deux lèvres d'un mélange de violet et de beige.
Je sourie, lâche la clef, lâche les perles et lui tend le pourquoi du comment.
-Tu es sur de vouloir continué à ce jeux là Talia? Questionne-t-elle inquiète.
-J'ai les dés en mains, je suis un pion infaillible, tu savais? Et je mettrais tout mes opposant échec et maths. Je suis la rennes dans ce jeux qui n'appartient décidemment pas à la société.
-Mais de quel jeux tu parles soudain?
-De la vie voyons! Tu es d'un terre à terre toi parfois....Et n'était-ce pas évidant d'ailleurs?
Elle rie puis demande l'addition à l'éternel serveur. Puis laisse le fameux pourboire toujours aussi indécent avec un clin d'oeil clinquant à son protégé qui ne semble pas comprendre.
En effet, à la sortie, je me retourne et voie le patron prendre les vingt euros savamment planqué sous le cendrier. Le tout avec une mine réjouie.
A mon tour de m'esclaffer.
________[Point de vue:Georg]
-Bill!
-Oui, c'est mon nom, félicitation!
Mes yeux font trente six tours face à cette réplique particulièrement dépassé, de plus au téléphone, puis je pose enfin la question du pourquoi je l'appelle, lui, la pire pipelette existant en ce bas monde.
-Dit moi Billou,
c=#7079a6]-Je t'ai déjà dit de ne PAS m'appeler comme ça, tu sais bien que...
-Tu n'aurais pas vue Tom par hasard?
-...
Fier de lui avoir soutiré tout pouvoir maléfique de discussion sans interet, j'écoute avec jubilation son silence.
-Non...il m'a dit qu'il partait faire un tours.
-Où?
-Mais j'en ai aucune idée moi, quelque part à Los Angeles...appelles le!
-Très fin Billou, j'y ai pensé, c'est fou non? Mais il ne répond pas. Je vais demander à Gustav.
-Je t'ai déjà dit de ne PAS m'appeler comme ça, tu sais bien que...
Je raccroche, éteins le magnétophone Kaulitien par la même occasion. Bon sang comme il est fatiguant pendant les rares week-end de pose.
Il n'empêche que je voulais son avis sur Llena...quel nom bizarre n'est-ce pas?
Ma petite serveuse....
Non, parce que si elle a des antécédents, moi, ça m'est égale...son corps, lui n'en a aucun.
Mais qu'elle soit plus mystérieuse qu'aucune autre, c'est étonnant et réjouissant.
A cette pensé, je tourne la tête vers le deuxième oreiller où repose son petit minois.
Elle avait dit pas avant le deuxième rendez-vous...
je l'ai donc emmené voir deux films.
_______________[point de vue:Tom]
Mon bras me fait un mal de chien, ce pantalon stupide m'insupporte, cette valise m'inssupporte, ces yeux me font un mal de chien, ce putain de vent m'insupporte, ces flocons m'insupportent, ce stupide billet d'avion m'insupporte, mes lèvre gercés me font un mal de chien, mon piercing glacé m'insupporte.
-Pardonnes moi...
La femme sursaute et j'ai juste le temps de lui attraper le bras en me rendant compte de mon erreur qu'une gifle retentit.
J'ai si froid que ma joue roussie me fait plus de bien que de mal. Physiquement, j'entends.
Elle m'a courue après, ce n'est pas possible,
-Je n'avais pas réagit que c'était toi...excuses moi...
Fel' aussi a les joues roussies. De colère. Elle fulmine, elle rumine, elle rechigne, elle trépigne.
Je me laisse aller par un légé sourire que je ne parviens pas de retenir.
-Pourquoi es tu revenue?
Un poignard. Ou un sabre, j'en sait rien en fait. Mais j'ai l'impression de mettre fait transpercer par une simple interrogation extirpé en un murmure.
Pourquoi?
C'est une putain de bonne question.
Pour coucher sous les étoiles...
Pourquoi? Pour te montrer poupée que je peux te faire chavirer sans l'aide d'un liquide qui nous aspire.
Pourquoi? Pour raccommoder mon orgueil, j'ai une fierté figures toi.
Pourquoi? Pour pouvoir me pavaner à ton bras devant des regards envieux.
Pourquoi? Pour t'entendre crier mon nom dans un souppir.
Pourquoi? D'abord, cesse de me regarder avec ses yeux de feux, sous la neige, ça me fait un mal de chien.
___________[point de vue:Bill]
Encore.
Je ferme les yeux. Inspirer, expirer.
Je les rouvres, espérant secrètement qu'elle ai disparue, se soit volatilisée.
Mais non, elle trône toujours sur le lit.
De nouveaux sans cache, de nouveau posté dans notre maison de campagne, de nouveau une femme non identifié la déposé dans la boîte aux lettres. De nouveaux le gardien me la retransmi ici, à Los Angeles. Ce message découpé dans nombre de magazines minutieusement, puis recolé, toujours aussi minutieusement, pas une trace de colle dépasse.
ça doit être une femme.
Au début, je me suis tus, ne comprenant pas. Puis j'ai tapé sur google et j'ai compris, c'est du français. Plus précisément le titre d'une pièce française.
Décidément, je n'y comprend vraiment rien.
La pièce, apparement, raconte l'histoire de deux jeunes adultes qui joue avec les sentiments de l'autre et d'une dénommé Rosette. Quel prénom immonde au passage. Elle finira par mourir, et les deux protagonistes se séparerons. Ils venaient pourtant de se retrouver après de longues années.
_____Je siffle entre mes dents, je tape sur le bureau en bois massif de l'hôtel. Mes veines se gonflent, j'en suis certain.
Je retiens ma colère, cette fois, je lance une santiague qui traînait au sol contre la vitre.
Double vitrage, ou triple, elle rebondit.
Quel hasard, j'ai l'impression d'être dans la peau de Talia. Les scènes qu'elle fessait quand je lui piqués ces petits sachets et les gettait.
Oui, je suis aussi en manque.
En manque d'information. En manque de concret. En manque d'elle aussi.
Oui, Elle. Talia, ma Tal.
Cette foi ci, je fracasse un vase;
Pourquoi n'ai je aucun signe? Que fait elle?
Je n'en peut plus, je vais craquer, je ne pourrais pas me cacher longtemps ainsi. Georg finira par m'avoir à un de ses appels. Je ne plaisanterais plus sans même m'en rendre compte.
Ou Tom, ce dernier qui n'est toujours pas rentré...
Et ma mère, et Gordon, là bas, avec ces fans qui commencent à roder autour de chez eux, chez nous.
Et toujours cette lettres, ces lettres....
Retenez moi je vais commettre un meurtre, un génocide, le pire des crimes....
le tout avec ce poid sur la concience qui ressemble au regret.
__________[point de vue de:Gustav]
J'ouvre les paupières. Tente vainement de lever le petit doigt, littéralement, mais je suis dépourvue de tout force physique.
Je referme les yeux. Mache le chewing-gum s'étant collé entre mes dents et ma mâchoire inférieur durant mon sommeil.
C'est dingue, il a encore le goût de la menthe.
Bon, instant réflexion.
On rembobine de fil de tout ça.
Talia est partie, ce qui n'est pas une mauvaise chose en soit, mais Bill est plus dépravé que jamais, là c'est une mauvaise chose en soit.
Fel' aussi, ce courant d'air qui n'avait rien à faire avec nous de tout manière, mais Tom ayant disparue, je le soupçonne d'être à l'autre bout du monde dans ses bras, ce qui est nuisible pour sa concentration et son état mentale déjà pas glorieux.
Georg ne cesse de parler de sa serveuse du restaurant mexicain, entre nous soit dit, je suis aussi mexicain qu'elle; et il a retrouvé le sourire, ce qui est positif.
D'accord.....
J'aime la tranquillité, c'est vrais...
mais,enfin quoi, je veux dire...
bé...
Il faut notamment relativiser, voire tout cela de l'extérieur,comme un feuilleton qui défilerait à des horaires indisciplinés...sauf que je l'ai connés ces héros de ce feuilleton à la noix. Et je ne peut pas agir.
________[point de vue: Utopie]
Dan me tends une tasse de chocolat chaud que je m'empresse d'ingérer. Il brûle ma langue, ma gorge, ma hargne aussi.
-Bois et seulement après tu m'expliqueras cette histoire.
Mon histoire c'est ma rencontre.
Mes retrouvailles avec Tal. Un mot fort pour les phrases acides qu'on s'est renvoyé avec une tension électrique, palpable entre nous. Un courant de millier de watts nous fixant nos pires idées.
Le temps m'a fait faux bon quelques instants...c'était il y à quatre jours exactement.
Mon histoire c'est ma stupeur, ma peur, mon incompréhension face à elle.
Il n'y à rien de pire que de ne pas comprendre, et ça, elle est moi, on le sait bien.
Pourquoi n'est elle pas revenue plus tôt? Pour nous avoir quitter trop tard.
Pourquoi revenait-elle alors? Pour trouver de l'inspiration m'a-t-elle dit.
Ma tête tourne avec le chocolat qui remonte petit à petit le chemin qu'il avait sagement emprunté.
-Allez vas y, ta tasse est vide. Racontes.
Je me perds dans son regard azur. Il est blond aux yeux bleus comme beaucoup d'allemands. Il est grand aussi. Item.
Beaucoup le trouveraient commun.
Mais son esprit créatif et sa gentillesse sans bornes sont rares.
Il aimait bien Tal.
Je me souvient de leurs fous rire, leurs singeries, leurs discussions dans le théâtre, ils parlaient durant des heures sur les vieux fauteuils.
A lui aussi elle a manqué.
Lui aussi a été oublié, rayé, hachuré, gommé, laissé pour compte par cette impertinente.
-Déjà, tu devrais être fou de rage, non?
-Pourquoi? Je rêve où il est vraiment étonné là?
-Et bien...elle ne t'as pas appeler une seule fois, elle est revenue, mais pas vers toi. Vous paressiez si proche pourtant...
-Comme toi, comme Stef, comme tous ma Upie.
Et c'est censé l'excuser ça?
Non mais franchement, franchement...raaaaaaaaaaa.
-Tu deviens rouge, craches le morceau.
-Tu sais comment elle m'a regardé au moins?!
Je viens de broyer le calme qui régnait dans la pièce. Mais Dan n'est pas étonné. Il me connaît. Ils me connaissent tous. J'ai toujours était impulsive, explosive.
Je m'inquiéterait quand ils m'appelleront Hiroshima.
-Elle a eu peur..de moi Dan! De moi merde!
-Elle étais peut être juste surprise Upie.
-Peut être....En tout les cas, je l'ai assommé avec ce que je gardais en moi...
-Attends, attend là, tu lui a dit quoi?
Et il porte enfin un quelconque interet à la conversation.
Mais pincez moi, je suis en plein rêve là...
-J'ai fait remarquer qu'elle ne se portait pas si mal, nous qui la plaignons et d'autre petits truc.
-Et?
-Elle m'a dit qu'elle avait besoin d'inspiration. Je prononce le dernier mot avec un flegme disparue depuis des décennies et une belle ironie.
-Je lui ai demandé si c'était la lâcheté, dis-je devant son regard appuyé.
-Merde, Upie...
-Elle nous a caricaturé Dan! Elle m'a répondue comme si j'étais une cinglé qui ne vivait que par la souffrance!
Un énorme blanc, un vide.
Mes mains tiennent mon crâne fermement, ça tourne la haut. ça use. C'est toujours ça quand l'on entend les mots qui font mal, ce qui blessent et qui piques, ceux qu'on attendait pas. Ceux qui visent juste.
Puis ses mains sur mes épaules qui fond de doux mouvements lents mais fermes, qui massent, qui nous enlisent dans un calme sidérale.
-Sidérale...j'aime bien ce mot.
Cosmique. C'était ça notre groupe, on vivait de la vie.
-Elle vas revenir. me chuchotes tu entre de bouffés de ta clope.
Je me demande si je le souhaite encore. Si je souhaite que tout soit comme avant. Imagines, Talia qui revients, Kathë dans la foulé avec ses idées folles et de petits nouveaux à la pelle sous les bras comme un enfants le jours de pâques, les oeufs en chocolats débordants du panier. Mais très vite, la plus part filerez.
____On a soif, ou on serait assoiffés de créer ensemble. Un proverbe sous une peinture d'une sculpture.
Une photo d'un dessin d'un musicien avec son violon.
Le violon, s'est l'instrument favori de Talia.
____On retournerait aux expositions de Berlin dans nos voitures et on critiquerait les plus grands, les intouchables, les mains dans les slims et la mine plus critique qu'un présentateur du vingt heure. On partirait refaire la fête toute la nuit, Kathë nous lacherait riant qu'il fallait qu'elle pense à diminuait ses rides dut au manque de sommeil mais nous saurions que ce serait pour aller déguster un vieux Hitchcock avec sa fille dont elle nous reparlerait ses jours de nostalgie.
J'ai le mal du passé.
Et pourtant, elle nous a abandonnée.
-Arrêtes Dan. Tu tiens encore à elle, c'est tout. Tu dit vraiment des conneries parfois, tu devrait arrêter de fumer tiens. Pourquoi reviendrait-elle hein? Ses malheurs ont l'air terminés! Houra, que fiesta! Maintenant, elle est bien contente, elle a vécu le rêve de sa soeur à sa place, elle a fait son deuil, elle n'a plus ces cernes qu'on connaît trop bien dus à sa Madame. Non, elle était seine. Merde, sans nous, elle était heureuse Dan. Elle l'est.
sans nous...
Dure de voire comme la vie choisit son camps, comme la chance met jamais les deux pieds en dans le même plat. Dieu dirait "Non de moi!" Fasse à cela, c'est certain. C'est si mesquin.
-Tu c'est Upi...
ta voie est fluette mais disciplinée, cadrée, franche, vrais.
-Ce n'est vraiment pas joli cette jalousie...
j'explose,
________[point de vue:Talia]
Je tapote mon stylo sur le bureaux, songeuse.
Où puis-je dire avoir retrouver sa mère, là où elle habiterait?
Berlin?
Francfort?
Oui, tient, c'est bien ça....
Bon, ensuite, il ne faut pas aller trop vite, un mois, c'est un mois.
Et pas un jour de plus ni de moins
Avec un punk?
Qu'elle histoire farfelus, franchement....Bon, elle veut une image, une photographie non? Le visage de cet intrus.
Facile, il est à deux pas.
Bon, allez, vas y, file, cris la. Regarde là dans la yeux, tranche, calme la tempête et engendre l'ouragan.
-Fel'!
Des pas qui se rapprochent, une porte qui s'ouvre, un regard interrogateur, un autre crus et direct, une question, une réponse, un sursaut, une avalanche de questions, une description,des remerciement, de la joie, de la haine, de l'appréhension, de la satisfaction, ça tourne, un labyrinthe, elles s'y perdent dans ce cercle vicieux.
Le vice, sont ils des libertins pour en être si doté? Ou simplement des inconscients?
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Et merci!


