______________________________________________________ Dix-neuvième chapitre: ______________________________________________________"Chances jetées, rien n'est gratuit.______________________________________________________La nostalgie de ce qui était avant."______________________________________________________The offspring

______________________________________________________ Dix-neuvième chapitre: ______________________________________________________"Chances jetées, rien n'est gratuit.______________________________________________________La nostalgie de ce qui était avant."______________________________________________________The offspring
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"ce que je fais là moi...je ne sais pas. Je voulais juste marcher tout droit.
ce que je fais là moi...je ne sais pas. Je pense à toi depuis mille ans
."


-Oui? prononce la voie grésillante à travers l'interphone.
raclement de gorge, col roulé sur une bouche qui susurre de ses lèvres gercés un stupide:
-Je viens livrer des fleurs.
J'avais prévenu....


-Oh, et bien, je vous ouvre.

Un grincement, une sonnerie artificielle et, en effet, la porte se déverrouille.
Sésame ouvres toi.



_______________[point de vue:Tom]

Je monte les escaliers quatre à quatre.
Au deuxième étage, un détail me laisse perplexe. Les fleurs...je me fais passer pour un livreur mais mes mains sont furieusement vides, ou presque; vue le poids de la valise que je porte tant bien que mal.
Fichu ascenseur en panne.
__Alors je choisis un appartement au hasard. Le chiffre vingt-deux surplombe la porte en bois massif. La poignée dorée et arrondie dégage un air rassurant. Je frappe.
Une vieille femme me fait face, gardant ses distances en laissant la chaîne de sécurité.
Tu sais, d'un simple coup je pourrais la briser... sa naïveté si flagrante en est dégradante; puis je lui demande poliment si elle n'aurait pas quelques fleurs.

-C'est urgent...oh, et heu, j'ai de l'argent.

Elle rumine, rumine...puis part chercher un vase remplie de tournesols.
Non que je m'y connaisse en fleurs...mais en cette saison?
C'est alors que je me rends compte qu'elles sont en plastique. Mais le vase, lui, bien en vers.

-Vous n'auriez pas...de vrais fleurs?
-Non mais dites donc jeune homme, je ne suis pas la mère Noël aux dernières nouvelles. Et ça fera dix euros.
-Vous rigolez, pour ça?! Oh, et puis...je n'est que des dollars mais ça ne les vaux toujours pas.
Je lui secoue sous le nez son ridicule bouquet « Made in China » puant le pétrole.

Mais abandonne vite. Impossible de faire bouger cette vieille peau osseuse qu'on a envi de gaver de brocolis, de pruneaux et de fois de morues jusqu'à la faire exploser de dégoût.
J'aime bien l'idée.


-Bon, je vous les offres. Mais à une condition, vous me dîtes pour qui sont ces fleurs.prospose-t-elle d'un air de conspiratrice.
Ah, les femmes, toutes le mêmes.

-Pour une amie. Fel' plus exactement.
Son visage se décompose avant de laisser son dentier crier:
-Cette traînée qui a voulu m'assassiner avec son téléphone? Ah bé non alors!

Elle récupère le vase de ses mains aux veines tout simplement gigantesques. Mais, décider à ne pas arriver les mains vides en tant que livreur de fleur sexy (quoique vue l'horreur du bouquet ce serait peut être de meilleurs goût d'être les mains dans les poches) je riposte et tire tant bien que mal.
Ses bras de l'épaisseur d'un coton tige ne tiennent pas plus de dix secondes et je file au sixième.

-Sale petit morveux!
Crache-t-elle. Mais c'est trop tard, je suis déjà sur le seuil mémé.


________[point de vue:Talia]

J'ouvre enfin les yeux.
Je cris.

Bill....

J'enfouis ma tête sous l'oreiller tentant vainement de compresser celle-ci. De freiner les rayons rougeâtres du soleil qui fanes sur mon lit. De calmer mon coeur qui bat à une sacrée allure.

Je clos mes paupières...je revois le nouvel an avec Fel'. Toute les deux dans sa voiture toute cabossée qu'elle appelle didine, à une station d'essence perdue sur une grande voie. Elle pourrait demander à son chère papa d'en acheter une autre, mais non, il semble que ceux qui repose sur quatre roues mérite un certain sens de l'honneur. Et l'honneur, elle n'en a pas assez pour en acheter une nouvelle.
_____Il neige à grands flocons, on croirait un blizzard alors on vas s'acheter à la petite boutique une bouteille de mauvais champagne (réserve de vin chaud à sec oblige) et une boîte de chocolats en formes de Pères Noël ridicules.
Je sent son parfum se mêler à celle de la vieille didine qui, elle, est légèrement plus étouffante il est vrais.
Sa bouche est magnifique. A Fel', pas à la voiture bien sûr.
Elle me fait penser à Morgane mais je retiens toute idées déplacées, sucrées. Je ne voudrais pas finir à la rue et écrire sur un carton "j'ai perdus mon logement, j'ai faim".

Faim d'amour, faim de lui, faim d'Ollie, faim d'écrire, faim de tout.



Ouais, ba pas tant de points communs avec mon rêve en fin de compte.


C'est juste l'amalgame de mon esprit qui mélange le nouvel ans de deux mille neuf et m'a tromperie avec Marco.
Un gentil garçon, un grand brun. A croire que je suis destiné à ne jamais changer de rang.
Il était adorable; tu te souviens Bill, tu l'as fait virer après l'avoir découvert nue comme un vers dans ma chambre d'hôtel.
Il s'occupait du son durant les concerts...réglé chaque paramètre au millimètre.
Je me rappelle encore de ta colère. A cette époque j'avais le mot vengeance inscrit à la haine sur le coeur et j'ai pris Marco face à tes mirettes grandes ouvertes pour effacer cette inscription d'orgueil. Il faut dire qu'il été à porté de main et pas vilain le garçon...ce fut l'ingénieur du son contre la vétérinaire.
Qu'elle connerie.


L'on sonne à la porte. _________Je sort de ma torpeur. J'y repenserais un autre instant. Quand le temps ne fera plus claquer mes dents.
Je regarde l'heure. Dix-neuf heures trente.
Et mon ventre qui grogne.
Je me lève difficilement, pensant au rendez vous avec Kathë dans un quart d'heure et à remplir ce gouffre qui se manifeste.
Mais à peine ai-je entrouvert ma porte qu'un cris de stupeur s'évade de mes lèvres.

Fel' et Tom se retournent d'un bond, comme pris en fautes. L'une avec un air plus effarouché que jamais, l'autre une mine désolée et contrariée. A leurs pieds, un vase brisé qui lui, n'a pas dut franchir la barrière du son de mon oreiller, et des tournesols éparpillés sur le sol tel une constélation de soleils piétinés.

-Mais bon Dieu Tom, qu'est ce que tu fous ici?

Il ne doit y avoir plus aucun lien entre moi et Bill. Ne le sait il pas?Non, son frère lui a tout raconté, c'est certain.
L'a-t-il oublié?
Impossible, il n'est pas si futile.
Ou joue-t-il encore comme il c'est si bien le faire?
Qu'importe, ce n'est pas ainsi que les choses sont sensés se passé, les événement ne doivent pas s'engendrer dans ce sens. Absolument pas...

-Et bien, je viens voir Fel...tu n'as pas un appartement toi?
-Je l'ai vendus voyons, tout le monde ne roule pas sur l'or vois tu. Et Fel' m'héberge en échange d'un service que je lui porte. Mais je ne vois pas en quoi ça te regarde après mûres reflexions.

Aigrie, voilà comment il doit me voire à travers ses grosses lunettes de soleil qu'il a oublié de retirer.
ça déchire de lui parler ainsi, j'avais fait de ce galant prétentieux mon ami.
Seulement que faire contre l'ordre des choses?

Cette sensation acide de briser un serment et cette envie d'hurler ma rédemption.


-Je...enfin...Bill n'est pas au courant. Alors...votre sorte de paris ou d'épreuve. Il n'y à que lui pour avoir des idées si farfelus hein? Bref...ça change rien tu sais...enfin...

Fel' écoute attentivement, comme si elle espérait en apprendre d'avantage de ce cafouillage. Moi, moi je le fusille du regard, tu le soutiens? Pan, t'es mort.
Ne viens pas tout gâcher Tom, s'il te plaît...

Je suis censé trimer et lui effacer, je ne vois pas où est la difficulté à l'intégrer.

-Bien...il met sa main derrière sa nuque, se la masse un instant, les yeux rivés sur un des tournesol , je crois que je vais vous laisser...

Il soupir puis fait marche arrière. Fel' croise les bras, le dos bien droit, la tête peut être un peut trop haute. Cesses de le jauger de haut tu vas te cogner au plafond.

-Oh, et puis...il se retourne vers nous sur le bas de la porte, tu nous manques tu sais;A tous...
Je frémis au dernier mot prononcé de ces lèvres adoratrice du vice.
Mon corps, à qui j'avais ordonné de rester statique et aussi immobile qu'un pilier du parthenon, ce mit à trembler.

Tous...
Bill....


-Pars Tom, Vite. Je t'en pris.

J'en suis venue à le prier.
Il part sans demander son reste.


Fel' reste coit.
Quoi? Tu ne connaissait pas cette facette?
Et bien la voici.

-Je...il étais venue pour moi en fait.
-Je sais.

Elle tord ses doigts, se les emmêles comme de la ficelle. _____Un scoubidou d'ongles et de chaire. _______Elle se mord la lèvre, roule des yeux....Qu'elle enfant gâtée, doit-on toujours tout lui céder?
Je lève mes pupilles au ciel à mon tours et lui ordonne de le retrouver.
Elle crie que je ne suis pas sa mère. Elle cours se changer. Elle reviens, une chaussure dans les mains qu'elle enfile en faisant des pas chassés puis me crie un imperceptible "merci" du rez de chaussé avant de filer et de m'envoyer ce sympathique sms:

"soit pas fier...ne souris pas; je comptais le rejoindre de tout manière. Oh, et si tu pouvais ranger les bouts de vers du vase et les vieux tournesols en toc se serait un délice!Puis répond pas surtout, je t'envoies ce sms du portable d'un gentil passant qui à bien voulu me le prêter."

Quel âge donneriez vous à son expéditrice? Onze ans, treize ans? Moins?
Je ris mettant leurs fatras dans un sac poubelle puis le dépose avec délicatesse sur son oreiller. Qu'elle comprenne ce qu'il reste de son Don Juan...Et pour ses insultes, et bien, non, je ne suis Pas sa mère...Oh, le rendez vous!

Je prend mon manteau, une écharpe et un bonnet, ferme cette porte à la serrure réticente et file au "Figures pourpres" avec un ventre plus grognon que Grincheux des sept nains. (Je n'ai pas beaucoup de métaphores en réserve quand j'ai faim, vous me pardonnerez).

...


Un génie semble lui avoir peint le corps de son esprit diabolique et pourtant, si mystique. J'aime.
Une petite fille me regarde avec de grands yeux sur son épaule gauche. Elle tient une rose dans une de ses main qui perds ses pétales, se transformant en gouttes d'encre qui échelonne le bras jusqu'au coude. Elle a tenté de converser la nature humaine. Si elle y est parvenue, seul elle peut le dire.
Il y à des pointillés, au bout un ballon noire, un espoir perdue. Et ces roses, et ces diablotins qui tirent la langue. Insolents. ___Ce n'est que son bras gauche.____ L'autre est caché par une manche, oui, son haut n'a qu'une manche. C'est l'autre épaule qui a le signe du clans, m'a dit Kathë.

Elle est arrivée en retard, comme à son habitude. Je ne vois même pas pourquoi je me suis pressé et affolé...Pour m'occuper? Pour penser à autre chose qu'à Tom sur le bas de la porte?
J'aurais aimé qu'il enlève ses lunettes...que je vois Ses yeux, l'identique paire à celle qui repose sur son propriétaire à l'autre bout de cette trop grande Terre. Cette folie qui s'estompe chaque matin où je ne les aperçois pas, brillant comme s'ils étaient au-dessus de tout, trop hauts pour s'occuper d'une vulgaire silhouette.

Je caresses avec une douceur infinie la clef pendant à mon collier, songeuse.

Mais Kathë arrive au bon moment et me sort de ma trans quelque peut malsaine avec sa question idiote.
-Tu as commandé? Est-en la dite question.
-Deux expressos. Tu étais là...Lui fis-je remarqué d'un air narquois. Rompue aussi. Qu'elle chance que ce café fasse aussi de suculants paninis.
-Et toi tu avais commencé à déprimer. Alors...elle fait mine de fermer une fermeture éclaire celant ses deux lèvres d'un mélange de violet et de beige.

Je sourie, lâche la clef, lâche les perles et lui tend le pourquoi du comment.

-Tu es sur de vouloir continué à ce jeux là Talia? Questionne-t-elle inquiète.
-J'ai les dés en mains, je suis un pion infaillible, tu savais? Et je mettrais tout mes opposant échec et maths. Je suis la rennes dans ce jeux qui n'appartient décidemment pas à la société.
-Mais de quel jeux tu parles soudain?
-De la vie voyons! Tu es d'un terre à terre toi parfois....Et n'était-ce pas évidant d'ailleurs?


Elle rie puis demande l'addition à l'éternel serveur. Puis laisse le fameux pourboire toujours aussi indécent avec un clin d'oeil clinquant à son protégé qui ne semble pas comprendre.
En effet, à la sortie, je me retourne et voie le patron prendre les vingt euros savamment planqué sous le cendrier. Le tout avec une mine réjouie.

A mon tour de m'esclaffer.


[le lendemain,un certain 18 Janvier 2009]


________[Point de vue:Georg]

-Bill!
-Oui, c'est mon nom, félicitation!

Mes yeux font trente six tours face à cette réplique particulièrement dépassé, de plus au téléphone, puis je pose enfin la question du pourquoi je l'appelle, lui, la pire pipelette existant en ce bas monde.

-Dit moi Billou,
c=#7079a6]-Je t'ai déjà dit de ne PAS m'appeler comme ça, tu sais bien que...

-Tu n'aurais pas vue Tom par hasard?
-...

Fier de lui avoir soutiré tout pouvoir maléfique de discussion sans interet, j'écoute avec jubilation son silence.

-Non...il m'a dit qu'il partait faire un tours.
-Où?
-Mais j'en ai aucune idée moi, quelque part à Los Angeles...appelles le!
-Très fin Billou, j'y ai pensé, c'est fou non? Mais il ne répond pas. Je vais demander à Gustav.
-Je t'ai déjà dit de ne PAS m'appeler comme ça, tu sais bien que...

Je raccroche, éteins le magnétophone Kaulitien par la même occasion. Bon sang comme il est fatiguant pendant les rares week-end de pose.

Il n'empêche que je voulais son avis sur Llena...quel nom bizarre n'est-ce pas?
Ma petite serveuse....

Non, parce que si elle a des antécédents, moi, ça m'est égale...son corps, lui n'en a aucun.
Mais qu'elle soit plus mystérieuse qu'aucune autre, c'est étonnant et réjouissant.

A cette pensé, je tourne la tête vers le deuxième oreiller où repose son petit minois.
Elle avait dit pas avant le deuxième rendez-vous...
je l'ai donc emmené voir deux films.



_______________[point de vue:Tom]

Mon bras me fait un mal de chien, ce pantalon stupide m'insupporte, cette valise m'inssupporte, ces yeux me font un mal de chien, ce putain de vent m'insupporte, ces flocons m'insupportent, ce stupide billet d'avion m'insupporte, mes lèvre gercés me font un mal de chien, mon piercing glacé m'insupporte.

-Pardonnes moi...
-Merde!

La femme sursaute et j'ai juste le temps de lui attraper le bras en me rendant compte de mon erreur qu'une gifle retentit.
J'ai si froid que ma joue roussie me fait plus de bien que de mal. Physiquement, j'entends.
Elle m'a courue après, ce n'est pas possible,

-Je n'avais pas réagit que c'était toi...excuses moi...

Fel' aussi a les joues roussies. De colère. Elle fulmine, elle rumine, elle rechigne, elle trépigne.
Je me laisse aller par un légé sourire que je ne parviens pas de retenir.

-Pourquoi es tu revenue?

Un poignard. Ou un sabre, j'en sait rien en fait. Mais j'ai l'impression de mettre fait transpercer par une simple interrogation extirpé en un murmure.

Pourquoi?
C'est une putain de bonne question.
Pour coucher sous les étoiles...
Pourquoi? Pour te montrer poupée que je peux te faire chavirer sans l'aide d'un liquide qui nous aspire.
Pourquoi? Pour raccommoder mon orgueil, j'ai une fierté figures toi.
Pourquoi? Pour pouvoir me pavaner à ton bras devant des regards envieux.
Pourquoi? Pour t'entendre crier mon nom dans un souppir.
Pourquoi? D'abord, cesse de me regarder avec ses yeux de feux, sous la neige, ça me fait un mal de chien.

Justement.


___________[point de vue:Bill]

Encore.

Je ferme les yeux. Inspirer, expirer.
Je les rouvres, espérant secrètement qu'elle ai disparue, se soit volatilisée.
Mais non, elle trône toujours sur le lit.

Cette foutue enveloppe.

De nouveaux sans cache, de nouveau posté dans notre maison de campagne, de nouveau une femme non identifié la déposé dans la boîte aux lettres. De nouveaux le gardien me la retransmi ici, à Los Angeles. Ce message découpé dans nombre de magazines minutieusement, puis recolé, toujours aussi minutieusement, pas une trace de colle dépasse.

ça doit être une femme.

Mais le pire, c'est l'intérieur.

"On ne badine pas avec l'amour".

Au début, je me suis tus, ne comprenant pas. Puis j'ai tapé sur google et j'ai compris, c'est du français. Plus précisément le titre d'une pièce française.

Décidément, je n'y comprend vraiment rien.

La pièce, apparement, raconte l'histoire de deux jeunes adultes qui joue avec les sentiments de l'autre et d'une dénommé Rosette. Quel prénom immonde au passage. Elle finira par mourir, et les deux protagonistes se séparerons. Ils venaient pourtant de se retrouver après de longues années.
_____Je siffle entre mes dents, je tape sur le bureau en bois massif de l'hôtel. Mes veines se gonflent, j'en suis certain.
Je retiens ma colère, cette fois, je lance une santiague qui traînait au sol contre la vitre.
Double vitrage, ou triple, elle rebondit.

Quel hasard, j'ai l'impression d'être dans la peau de Talia. Les scènes qu'elle fessait quand je lui piqués ces petits sachets et les gettait.

Oui, je suis aussi en manque.

En manque d'information. En manque de concret. En manque d'elle aussi.

Oui, Elle. Talia, ma Tal.

Cette foi ci, je fracasse un vase;

Pourquoi n'ai je aucun signe? Que fait elle?

Je n'en peut plus, je vais craquer, je ne pourrais pas me cacher longtemps ainsi. Georg finira par m'avoir à un de ses appels. Je ne plaisanterais plus sans même m'en rendre compte.
Ou Tom, ce dernier qui n'est toujours pas rentré...

Et ma mère, et Gordon, là bas, avec ces fans qui commencent à roder autour de chez eux, chez nous.

Et toujours cette lettres, ces lettres....

Retenez moi je vais commettre un meurtre, un génocide, le pire des crimes....

le tout avec ce poid sur la concience qui ressemble au regret.


[19 Janvier 2009]

__________[point de vue de:Gustav]

J'ouvre les paupières. Tente vainement de lever le petit doigt, littéralement, mais je suis dépourvue de tout force physique.

Je referme les yeux. Mache le chewing-gum s'étant collé entre mes dents et ma mâchoire inférieur durant mon sommeil.
C'est dingue, il a encore le goût de la menthe.
Bon, instant réflexion.
On rembobine de fil de tout ça.

Talia est partie, ce qui n'est pas une mauvaise chose en soit, mais Bill est plus dépravé que jamais, là c'est une mauvaise chose en soit.
Fel' aussi, ce courant d'air qui n'avait rien à faire avec nous de tout manière, mais Tom ayant disparue, je le soupçonne d'être à l'autre bout du monde dans ses bras, ce qui est nuisible pour sa concentration et son état mentale déjà pas glorieux.
Georg ne cesse de parler de sa serveuse du restaurant mexicain, entre nous soit dit, je suis aussi mexicain qu'elle; et il a retrouvé le sourire, ce qui est positif.

Bon.

D'accord.....

J'aime la tranquillité, c'est vrais...
mais,enfin quoi, je veux dire...
bé...


Et moi?

Il faut notamment relativiser, voire tout cela de l'extérieur,comme un feuilleton qui défilerait à des horaires indisciplinés...sauf que je l'ai connés ces héros de ce feuilleton à la noix. Et je ne peut pas agir.


________[point de vue: Utopie]

Dan me tends une tasse de chocolat chaud que je m'empresse d'ingérer. Il brûle ma langue, ma gorge, ma hargne aussi.

-Bois et seulement après tu m'expliqueras cette histoire.

Mon histoire c'est ma rencontre.
Mes retrouvailles avec Tal. Un mot fort pour les phrases acides qu'on s'est renvoyé avec une tension électrique, palpable entre nous. Un courant de millier de watts nous fixant nos pires idées.
Le temps m'a fait faux bon quelques instants...c'était il y à quatre jours exactement.

Mon histoire c'est ma stupeur, ma peur, mon incompréhension face à elle.
Il n'y à rien de pire que de ne pas comprendre, et ça, elle est moi, on le sait bien.

Pourquoi n'est elle pas revenue plus tôt? Pour nous avoir quitter trop tard.
Pourquoi revenait-elle alors? Pour trouver de l'inspiration m'a-t-elle dit.

Ma tête tourne avec le chocolat qui remonte petit à petit le chemin qu'il avait sagement emprunté.

-Allez vas y, ta tasse est vide. Racontes.

Je me perds dans son regard azur. Il est blond aux yeux bleus comme beaucoup d'allemands. Il est grand aussi. Item.
Beaucoup le trouveraient commun.
Mais son esprit créatif et sa gentillesse sans bornes sont rares.
Il aimait bien Tal.
Je me souvient de leurs fous rire, leurs singeries, leurs discussions dans le théâtre, ils parlaient durant des heures sur les vieux fauteuils.

A lui aussi elle a manqué.
Lui aussi a été oublié, rayé, hachuré, gommé, laissé pour compte par cette impertinente.

-Déjà, tu devrais être fou de rage, non?
-Pourquoi? Je rêve où il est vraiment étonné là?
-Et bien...elle ne t'as pas appeler une seule fois, elle est revenue, mais pas vers toi. Vous paressiez si proche pourtant...
-Comme toi, comme Stef, comme tous ma Upie.

Et c'est censé l'excuser ça?
Non mais franchement, franchement...raaaaaaaaaaa.

-Tu deviens rouge, craches le morceau.
-Tu sais comment elle m'a regardé au moins?!

Je viens de broyer le calme qui régnait dans la pièce. Mais Dan n'est pas étonné. Il me connaît. Ils me connaissent tous. J'ai toujours était impulsive, explosive.
Je m'inquiéterait quand ils m'appelleront Hiroshima.

-Elle a eu peur..de moi Dan! De moi merde!
-Elle étais peut être juste surprise Upie.
-Peut être....En tout les cas, je l'ai assommé avec ce que je gardais en moi...
-Attends, attend là, tu lui a dit quoi?

Et il porte enfin un quelconque interet à la conversation.
Mais pincez moi, je suis en plein rêve là...

-J'ai fait remarquer qu'elle ne se portait pas si mal, nous qui la plaignons et d'autre petits truc.
-Et?
-Elle m'a dit qu'elle avait besoin d'inspiration. Je prononce le dernier mot avec un flegme disparue depuis des décennies et une belle ironie.
-Je lui ai demandé si c'était la lâcheté, dis-je devant son regard appuyé.

-Merde, Upie...
-Elle nous a caricaturé Dan! Elle m'a répondue comme si j'étais une cinglé qui ne vivait que par la souffrance!

Blanc.

Un énorme blanc, un vide.

On aurait put voire un ange passer ou entendre une mouche voler.

Mes mains tiennent mon crâne fermement, ça tourne la haut. ça use. C'est toujours ça quand l'on entend les mots qui font mal, ce qui blessent et qui piques, ceux qu'on attendait pas. Ceux qui visent juste.

Puis ses mains sur mes épaules qui fond de doux mouvements lents mais fermes, qui massent, qui nous enlisent dans un calme sidérale.

-Sidérale...j'aime bien ce mot.

Cosmique. C'était ça notre groupe, on vivait de la vie.

-Elle vas revenir. me chuchotes tu entre de bouffés de ta clope.

Je me demande si je le souhaite encore. Si je souhaite que tout soit comme avant. Imagines, Talia qui revients, Kathë dans la foulé avec ses idées folles et de petits nouveaux à la pelle sous les bras comme un enfants le jours de pâques, les oeufs en chocolats débordants du panier. Mais très vite, la plus part filerez.
____On a soif, ou on serait assoiffés de créer ensemble. Un proverbe sous une peinture d'une sculpture.
Une photo d'un dessin d'un musicien avec son violon.
Le violon, s'est l'instrument favori de Talia.
Enfin, ça l'était, aujourd'hui, j'en ai aucune idées.
On irait prendre des expressos, des cafés con panna, des capuchinos et des cafés au laits avec nos croissants au beurres et les cendriers qui déborderaient.
____On retournerait aux expositions de Berlin dans nos voitures et on critiquerait les plus grands, les intouchables, les mains dans les slims et la mine plus critique qu'un présentateur du vingt heure. On partirait refaire la fête toute la nuit, Kathë nous lacherait riant qu'il fallait qu'elle pense à diminuait ses rides dut au manque de sommeil mais nous saurions que ce serait pour aller déguster un vieux Hitchcock avec sa fille dont elle nous reparlerait ses jours de nostalgie.

J'ai le mal du passé.

Et pourtant, elle nous a abandonnée.

-Arrêtes Dan. Tu tiens encore à elle, c'est tout. Tu dit vraiment des conneries parfois, tu devrait arrêter de fumer tiens. Pourquoi reviendrait-elle hein? Ses malheurs ont l'air terminés! Houra, que fiesta! Maintenant, elle est bien contente, elle a vécu le rêve de sa soeur à sa place, elle a fait son deuil, elle n'a plus ces cernes qu'on connaît trop bien dus à sa Madame. Non, elle était seine. Merde, sans nous, elle était heureuse Dan. Elle l'est.

sans nous...

Dure de voire comme la vie choisit son camps, comme la chance met jamais les deux pieds en dans le même plat. Dieu dirait "Non de moi!" Fasse à cela, c'est certain. C'est si mesquin.


-Tu c'est Upi...
ta voie est fluette mais disciplinée, cadrée, franche, vrais.
-Ce n'est vraiment pas joli cette jalousie...

j'explose,

Il a osé.


________[point de vue:Talia]

Je tapote mon stylo sur le bureaux, songeuse.
Où puis-je dire avoir retrouver sa mère, là où elle habiterait?
Berlin?
Francfort?
Oui, tient, c'est bien ça....

Bon, ensuite, il ne faut pas aller trop vite, un mois, c'est un mois.
Et pas un jour de plus ni de moins

Avec un punk?
Qu'elle histoire farfelus, franchement....Bon, elle veut une image, une photographie non? Le visage de cet intrus.
Facile, il est à deux pas.

Bon, allez, vas y, file, cris la. Regarde là dans la yeux, tranche, calme la tempête et engendre l'ouragan.

-Fel'!

Des pas qui se rapprochent, une porte qui s'ouvre, un regard interrogateur, un autre crus et direct, une question, une réponse, un sursaut, une avalanche de questions, une description,des remerciement, de la joie, de la haine, de l'appréhension, de la satisfaction, ça tourne, un labyrinthe, elles s'y perdent dans ce cercle vicieux.

Le vice, sont ils des libertins pour en être si doté? Ou simplement des inconscients?

Le futur nous le dira.

Elise.V*
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Et merci!

# Posté le mardi 31 mars 2009 15:29

Modifié le lundi 17 août 2009 07:48

______________________________________________________ Vingtième chapitre: ______________________________________________________"J'ai obtenu la lettre de rejet dans le courrier et c'était déjà déchiré en lambeaux. Saisons dans une ruine et cette pilule amère est poursuivie avec le sang.______________________________________________________Il y a le feu dans mes veines et il s'y verse comme une inondation."______________________________________________________Green Day

______________________________________________________ Vingtième chapitre: ______________________________________________________"J'ai obtenu la lettre de rejet dans le courrier et c'était déjà déchiré en lambeaux. Saisons dans une ruine et cette pilule amère est poursuivie avec le sang.______________________________________________________Il y a le feu dans mes veines et il s'y verse comme une inondation."______________________________________________________Green Day
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[8 Fevrier 2009]

_______________[point de vue:Tom]

"La douleur pèse-t-elle autant que la fierté ?
Ou cherchais tu un endroit pour te cacher ?"

On vient de quitter Los Angeles aussi vite que je suis partie d'Hambourg. Pourquoi m'avait-elle demander la raison de ma venue?
Je n'ai pas sus répondre
.

___Je n'ai pas attendue de m'apitoyer sur mon sort et l'hôtel où je suis partie était sympathique avec un petit air aristocratique. Encore falait-il le trouver cet air....à moins que ce ne fut que pour la rime, la frime.
__Je ne me souvenait plus du papier peint qui se décolle comme la peau après un coup de soleil, des fenêtres qui grincent quand on les fermes dans un cris à l'agonie, du robinet qui fuit inlassablement en résonant brutalement dans l'évier, de la télé qui comporte cinquante chaînes mais dont seulement trois sont visibles se qui donne à la télécomande un air sadique. J'avais oublié la brutalité des femmes de chambres aussi dures que leurs voies et du mince balcon donnant sur une ruelle sans interet où parfois une bonne soeur surgit.
Cette nuit là je n'étais personne. Juste un homme. Ou même moins, même Rien.
Un Rien seul...un rien avec un sentiment amer de regrets et de deceptions.
Mais le rien, le vide, le néant, peut-il seulement avoir des sentiments? Non. Bien sûr que non; Alors je n'était pas un abime sans fond finnalement, j'était sentiment, j'étais sensation. Sentiment bas et qui n'ont rien d'honnorable certes. Sentiment tout de même. Mon corps lui était inerte. Inertie totale.

[...]


L'aube s'est levé, je me suis dépêché de rentrer au coeur du rêve américain, tous me cherchaient. Comme si en une journée je pouvais tout lâcher.
Bill était sur les nerfs, il l'est encore.

Ils disent que c'est le stress du nouvel album, moi je dis qu'il se ronge les ongles pour autre chose. La cause? Elle n'est toujours pas là, sa Talia.
Disparue, évanouie.

Dit lui qu'elle est de l'autre côté du pôle, dit lui surtout qu'elle ne reviendra pas.

Il tourne comme un lion en cage dans sa suite attendant un signe d'Elle pendant que "des couple se défond sur les lames de son plafond".
S'il savait que je l'ai revue, s'il savait qu'elle aussi a des cernes de sommeil sous ses yeux d'insomnies, si seulement il connaissait l'existence de cette mèche rebelle dut à son laissé allé.
Les deux patogent dans un spleen sans fond désirant simplement appercevoir l'autre au fond du tunnel.
Quelle tristesse.


Aujourd'hui on continue à écrire des partissions et textes de chansons. Bien confortablement dans notre salon, dans un énième chez nous à Berlin. Puis on fait la navette avec le studio à Los Angeles.
On devient des atomes, des ions, puis de nouveau des atomes. Se complétant dans l'un, se perdant dans l'autre.
Il m'arrive de penser à Fel', à sa question. J'aimerais trouver la réponse mais avec ce genre d'interrogation, la charte d'utilisation n'est pas incluse.
Je voulais peut être juste changer d'air, me laisser aller pour une fois, retrouver mes quinze ans inconscients.
Une nouvelle ère.


_Je n'ai pas fait veux de chasteté depuis et ma vie personnel et toujours si....mouvementée. Georg non plus n'a pas jurer devant le seigneur ce veux stupide il faut bien le dire. Sa serveuse l'attend toujours au restaurant. Quand l'on part enregistrer, peaufiner des raclures de notre inconscient, il la retrouve et nous baratine sur ses prouesses venant ni d'Eve ni d'Adam.
Il en parle avec distance mais sa voie est possédée par elle.
Il a encore les yeux brillant de son reflet quand il nous retrouve et nous rend aigre. Il est ammoureux et heureux.
Bill ne s'en remet pas...


Je ne savais pas, j'y pense parfois, je me trouve con. Un con refoulé et hésitant. Je compose mon manque de compréhension. Je suis un peu pommé, je l'admet. Je ne sais pas quoi penser de cette folie que j'ai commis. Partir seul sans prévenir dans une ville où chaque habitant connaît mon visage qui a trop souvent défilé dans leurs écran de télévision. Partir pour faire l'amour, partir pour une fille qui m'avais eut, je n'avais pourtant qu'à l'oublier...

Ils trouvent que j'ai changé, que je suis toujours aussi baratineur, dragueur, menteur mais d'avantage inspiré.
Cette virée à Hambourg m'aura au moins apporter cela.

Pourquoi?
Pour puiser l'imagination qui nous vaut notre présence dans cette rue où l'eau ruisselle depuis si longtemps.


__________[point de vue de:Gustav]

-Il faut le raisonner.

Tom sort soudain de ses pensés puis me lance un regard interrogateur. Lassé, je me répète.

-Il faut le raisonner Tom.
-Qui?

On est assis, enfin, avachis sur un vieux canapé des années soixante-dix. Large, avec des motifs pop art qui font mal aux yeux tant par leurs formes venus d'un autre monde que par leurs couleurs innombrables. Il est aussi mou qu'un pane cake de la veille et sent l'eau de cologne et la bière.

-Georg.

D'ailleurs, nous somme chez lui en ce moment.; mais monsieur est au téléphone avec sa Llena.
Tom soupir, fatigué. Il sait ce que j'en pense de tout ça. Une fille qui a un passé judiciaire, enfin, Georg à de gros doutes sur le fait que son casier judiciaire ne soit pas vierge et pas que son casier... c'est louche quand même.

-Il fait ce qu'il veut, s'il veut partir une journée la rejoindre en revanche, empêches le.

Passons, je ne comprend rien à ce qu'il raconte.

-Tu sais bien que cette fille n'est pas innocente! On ne prend pas les gens pour des flics par ce qu'ils ont de grosses lunettes noires et un blouson, et on soupir encore moins de soulagement lorsqu'on apprend que la dite personne est aussi flic que la Reine d'Angleterre!

Enfin Tom laisse échapper un sourire en coin, fondant dans ses pommettes. Bon sang, qu'est-ce que c'est long de dérider un blasé.

-Il est amoureux, laisses le. Et ce n'est pas parce qu'elle a peut être fait quelques conneries que c'est une criminelle en séries. Puis même si c'est une serial killer leur relation ne va pas durer. Tu le connais, ça dure quelques mois où il se ruine en livraison de fleurs et autre conneries puis elle se lasse ou lui trouve une autre godasse à son pied puis tout recommence bien gentiment. C'est son fonctionnement, un cycle purment Georglitien, aussi special que son sofa. Donc relax et bois un coup, tu n'as pas l'air bien.

-Ouais, mais les autre n'étaient pas de petites mafieuses. j'ajoute, espérant le rendre hylare, pour une fois.

Tom manque de s'écrouler mais le canapé l'en empêche, l'enserrant dans son estomac de velours et de mousse. Encore un peu et il sera si enfoncé que seul sa tête dépassera.

Enfin, cela nous vaut au moins un fous rire.

-Tout ça parce qu'elle a eu le malheur de souffler légèrement quand il a dit qu'il n'était pas flic?
-Parce que tu vois autre chose?

Il s'esclaffe de nouveau, gigotant et se refaisant capturer par la bête sommeillant dans le sofa.
Moi, je tente de garder mon serieu, tant bien que mal...

-Ce truc est vraiment trop moue et épais. On n'en voie même pas le fond. raille-t-il des entrailles de la bête.

Georg nous rejoint alors , une petite mine béate dessiné sur son visage; le téléphone à la main. Retenez moi, je vais vomir.

-Tu sais, j'adore te voire heureux et tout...
-Mais les hobbits de vont pas avec les malfrats! crie la voie amusée sortant du sofa et que j'apparenterais à Tom.

Georg reste statique, les yeux flottants je ne sais où prouvant simplement une fois de plus à quel intensité l'amour peut vous brouiller la vue.

-Tu ne sais rien d'elle...j'annonce pour le résonner.
Mais rien à faire, ce mec est pire qu'une mule et ne veux rien entendre, m'ignorant parfaitement.

-Si, il sait son prénom et connaît parfaitement ses formes!
Georg riposte ignorant la pertinence des propos du dreadé qui se débat encore avec le canapé.
-Je sais qu'elle est belle, joyeuse, optimiste, sympathique, et qu'elle m'aime bien. ça ne te suffis pas?
-Bien.
-Quoi?
-Tu as dis, bien. Qu'elle t'aime Bien.
-Et alors?

Je déclare forfait, à première vue l'amour ne rend pas seulement aveugle mais aussi miraculeusement sourd...


[9 Février 2009 au petit matin]


___________[point de vue:Bill]

Vous savez, un soir il n'y à rien à la télé, vous, vous n'avez rien de prévue jusqu'au petit matin et vous êtes seul. Désespérément seul. ___Vous connaissais déjà vos centaines de DVD par coeur, et item pour les films qui reposent dans la jolie mémoire de votre ordinateur. Alors, avec une mine de déterré vous vous contentez d'un polar à deux sous qui vous endors gentiment mais vous empêche de fermer les paupières une fois pour toute, réussissant à vous donner envie de connaître le fin mot de l'histoire.

Une léthargie du vingt-et-unième siècle, une apathie de l'incompétence même.


___Dans cette histoire, la gentille petite femme innocente reçoit des menaces de morts anonymes découpées dans des magazines. Alors elle appelle la police, voire le FBI, soyons fous, et alors ils trouvent tout un système à vous faire dormir debout, bien que cela à la répercutions inverse sur votre personne.
Bien entendu, à la fin, soit le grand méchant qui n'est plus anonyme par en prison et tout le monde est au septième ciel soit la femme-victime devient amoureuse à l'extrême de son méchant mafieux. Méchant mafieux qui, bien entendus, ressemble très portrait à une star hollywoodienne; et ils s'enfuient avec des sourires de simplets dans une décapotable sous le soleil couchant les cheveux au vents.
Ainsi, vous pouvez aller vous coucher avec les images d'un fabuleux navet vous disant que, si ça vous arrivait à vous, vous en ficheriez pas mal des menaces....

Et bien vous vous êtes trompés. Et moi aussi par la même occasion.

Cette fois-ci il n'y avait pas qu'un message.
Non mesdames, ni d'armes.
Quoi alors?

Une photographie.

De quoi pensez vous?

Allons, demandez de qui.

Qui?

Et bien de moi.

Je peux même vous la décrire: je suis torse nue, beau comme un dieu, oui oui oui mesdames, et je ne pose même pas! Enfin, un tout petit peu...mais comme une personne normal devant un appareil photo normal, pas comme durant un shooting. Nuance.
Pourquoi cette photographie?

ça tombe bien que vous me demandiez ça, la phrase qui est écrite, enfin, collée l'explique! C'est drôle non?

Qu'elle est cette phrase?

Un rendez-vous.

Où ça?

Je sais que les femmes posent beaucoup de questions, mais tout de même vous n'abusez pas un peu dites-moi?

Non?

Bon, très bien, je vais vous le dire.


Il y à écrit:
"Le 9 Septembre au soir, à trente Kilomètres de Leipzig, au champ une personne statique attendra.
Soit , j'ai obtenue cette photo privée, je pourrais te retrouver tout aussi facilement que ton adresse. Ps: Viens seul ou tu le regretteras."

C'est sympathique non? J'ai l'air anxieux? Vraiment?

Je dois avoir l'air fous à fixer depuis si longtemps mes interlocutrices imaginaires. Elles sont mignonnes dans leurs sous-vêtements, dommage que la marque "triomphe" inscrite en capitales gâche le tout.
Enfin, non, je dois plus tôt avoir l'air d'un obsédé devant une publicité de lingeries féminines.
Oui, les gens ont perdu toute imagination aujourd'hui...
Ah, mon train arrive! Je vous laisse mesdames (voilà que je me suis pris au jeux).

Je rentre dans le train, sans oublier de faire un signe aux gardes qui à mon signale prennent le wagon collé au mien.
Vous m'imaginiez inconscient au point de partir seul?



________[point de vue: Fel']

Francfort.... Son nom ressemble à Roquefort. Je n'aime pas ce fromage, il est ingrat. Et gras. Et son odeur est noséabonde. Pourquoi le mange-t-on au fait?
Ah, oui.
C'est bon.
__Je me suis cassé un talon entre deux pavés. C'est stupide les pavés, on ne peut pas y marcher et ils se trouvent sur les rues piétonnes. L'homme ayant pondu cette idée est donc soit sadique, soit stupide.

Cette ville est étonnante en revanche. Un lac, un grand cartier d'affaires couvert d'immeubles qui grimpent comme une bande de politiques qui font le concours de qui fera le plus parlé de lui, qui percera le premier ce ciel ombragé.
___Et il y à le centre ville, ou touristique à vous de choisir. Talia me l'a assuré, "dans le centre ville!"
Certes, ma mère n'est pas le genre de femme discrète, passe partout qui, même si elle se promenait sur les champs élysées en string rose et soutien gorge en noix de coco, on ne la remarquerait pas. Non, en faite, c'est l'exacte opposé.
Elle parle fort, s'habille d'une manière extravagante, c'est tatouages si travaillés attires l'oeil, ses bijoux s'entrechoquent comme des dizaine de cloches qu'on voudrais faire taire, ses cheveux imitent tant bien que mal l'arc en ciel.
Mais tout de même, le centre ville, c'est grands. J'étais entrain de chercher une aiguille dans une botte de foin et par dessus tout j'avais mal au pieds à force de marcher avec une jambe de 10 cm de plus que l'autre. Je suis une rescapé de la haute couture. Enfin heureusement que ma mère et moi avions faim, je suis enfin assise et bien de surplus!

Mais laissez moi vous raconter rapidement;
Après de longue recherches dans le cartier d'affaires et ses environs je me suis assise sur le bord d'une fontaine et j'ai réfléchis. Si j'étais Talia, je penserais à quoi en disant le centre-ville...sachant que mes paroles sont censés être précises?
Sachant qu'être imergé dans un esprit aussi tordu, biscornue et impénétrable que le sien tient du miracle à proprement parlé.
Puis le déclic, l'Eureka, j'ai compris. Le vieux centre.
J'ai hué un taxi, vidé par ma promenade à la Sherlock.
_Finalement, on me déposa dans un endroit assez sympathique. A partir d'ici, plus de voiture ni aucun autre moyen de transport. Alors j'ai marché jusqu'à un endroit charmant avec de vieilles maisons à colombages, des pavés...que je maudit intensément, un vieux marché dont les produits frais sentaient délicieusement bon. Mais je n'était pas venue pour retourné au Moyen Age mais pour retrouver ma mère. Kathë.
Je me suis cassé un talon entre deux pavé et continué à guetter un visage familier, laminée par ma marche boitillante et clapotante.

-Fel'!

"-Tu avais un T-shirt...avec un motif...Un A et des ailes d'ange..."

-Ma teufelsheun!

"et ma mère?"

statique, abasourdie. J'étais muette, mes jambes, elles, coupées. S'échappant à grande enjambées de mon pauvre buste tremblant. Elle était là, elle est là! En face de moi! Avec le T-shirt qu'avait Talia quand elle m'a "renversée" avec le signe de son clans, leur clans, imprimé sur le devant.

Je n'y croyais pas, à vrais dire, j'étais venue avec un esprit de naïveté aigu et pour changer d'atmosphère. Mais la retrouver, et enthousiaste en plus! La voilà courir vers moi pour me prendre dans ses bras alors qu'elle était partis il y à plusieurs mois avec un punk me laissant seul du jour au lendemain.
On pourrait presque voir la scène au ralentit et entendre comme bruit de fond des violons survoltés.

En tout les cas, le bilan de tout cela c'est que Talia a étais franche et a en effet, je ne sais comment, réussi à la retrouver...et aussi que l'on est dans un délicieux restaurant face à face à se gaver littéralement des meilleurs mets...
Finalement, je lui doit une fier chandelle à celle qui ne cesse d'occuper mon appartement. Mais bon, revenons en à ce qui est vraiment important, là, maintenant, vivons le moment présent vous voulez bien? Allez, Carpe diem!

-Pourquoi tu porte le même T-shirt que Talia?
-Oh? Ce vieux torchon? Je souri, oui, c'est exactement le therme que j'aurais employé, Oh, bé tu sais c'est une longue histoire ce T-shirt.

Bien, je suppose que je suis censé me contenter de cela, n'est-ce pas?

Il n'empêche, j'ai tant de questions...je sais que ma mère déteste lorsqu'on l'interroge sans arrêt mais elle fera bien une exception.

-Et le pseudo punk avec qui tu es parti, ça, tu m'expliques? dis-je d'un ton exacerbé.

Je lui passe la photo que ma donné Talia il y à quelques jours. Elle fait de gros yeux, puis un immense sourire ce qui à pour effet de me donner envie de fuir à mon tour. D'un ton chancelant elle me demande:

-C'est Talia qui t'as donné cette charmante photo?

Je fais un croche pied au serveur qui passe à ce moment là et qui renverse les trois charmantes assiettes qu'il s'apprêtait à servir à la table d'à côté. Ce n'est guère le moment de faire des reproches à ma charmante mère alors autant passer ses nerfs sur de charmants pauvres incrédules.

Surtout qu'il a un air niais l'homme de la photo, j'ai eu beau l'inspecter sous toute les coutures des nuits entière, j'ai pas compris ce qu'il avait de particulié. Il n'a rien de fantasmagorique, je le trouve même assez lymphatique avec son expression si....molle.

-C'est un bon coup?

Et Pam, dans ta tronche maman.
Désolé mais c'était plus fort que moi, il fallait bien mettre un peut de vinaigre dans cette sauce aigre douce non?

-Évidemment...vingt ans. Vingt ans d'écart, tu penses!

Je soupir, et cette fois ci aucun serveur sur mon passage. Ah si, une vieille femme avec un grand manteau en fourrure arrive et ce rapproche de notre table qui est, elle, proche de la sortie. Son pékinois à la tête sortie d'un sac qui doit sentir affreusement mauvais. Ses rares cheveux sûrement laminés des innombrables séances chez le coiffeur qui tente de colorer le plus possible ses trois brins de pailles qui flottent légèrement au mouvement bedonnant de la femme. Un affreux grain de beauté...enfin, grain tout cours, parsemé d'un long poil, accompagne cette ondulation avec son double menton. C'est d'une grâce sans nom, oui, je sais. Déjà, je sens l'odeur du parfum Dior qui arrive trois mètres avant la pauvre femme. Enfin, elle passe à côté de notre table, sans prêter attention à ma mère qui pourtant attire bien des regards curieux. Non, l'ancêtre regarde droit devant, le menton pointant vers le plafond. C'est une duchesse, une reine qui s'offre à nous, alors, par respect je tend avec un plaisir mesquin mon pied et patatra. S'en est finis de l'antiquité et mes nerfs, eux, peuvent enfin dégonflés en paix.

-Décidément, notre table portes malchance; Poufe Kathë, un regard en coin me faisant comprendre qu'elle n'est pas dupe.

Je baisse les yeux, j'imaginais nos retrouvailles autrement, maman.

-Tu rentres à la maison? Papa jubile de savoir que "tu as failli à ta tache de mère". Ce sont ses mots. precise-je.

Elle rie, ça faisait longtemps que je ne l'avais pas entendus rire. C'est rauque, c'est fort et, bizarrement, mélodieux.

-Alors comme ça, tu veux que je revienne. Avant que je parte sans demander mon reste, ma petite Fel', tu me traitais comme une inconnue. J'étais une étrangère dans MA maison, avec MA fille...qu'est-ce qui a changé?

-Rien. Je m'inquiétais pour toi.

Elle semble déçus, puis elle acquiesce de la tête. Elle va revenir, je le sent. C'est évident, elle serait déjà reparti si non.

________[point de vue: Kathë]

Ma petite Fel' paye l'addition après avoir prestement demander la note. Tu vas encore payer avec l'argent de ton père.
L'argent appelle l'argent, le besoin appelle les dons et ma fille appelle son père.
C'est sincronisé, ça s'emboite comme ses bétises, parfaitement.

Ses longs cheveux teints d'une rousseur si puissante me rappellent la gamine qu'elle était il y à encore peut de temps. C'est bête à dire mais j'ai lue chaque ineptie qu'elle écrivait dans la fabuleuse rubrique "confiez vous, elle vous dira tout!".
Dommage, qu'elle ne se confie jamais, elle. Il n'empêche que Talia m'avait caché l'idée de la photographie du serveur du "figures pourpres". Bon sang, avec le temps je l'adore cette gamine. Un peu hurluberlu dans ses idées...ce serait magnifique que ma Fel' est tant d'idées au lieu de se contenter de paraître parfaite et irréprochable.
Soudain, je vois dépasser quelques magazines de son sac sortant avec son port monnaies.
J'en prend un, il est découpé à de nombreux endroit.

-Je les ai empruntés à Talia pour avoir de quoi lire dans le train...même si les découpages sont, il est vrais, parfois gênants.

Puis elle hausse les épaules.


___________[point de vue:Bill]

Enfin on entre en gare. Je ne supporte pas d'être sans maquillage, non mais c'est dingue quoi! J'ai des yeux de porcin vue de prêt...tout petits...enfoncés...une impression de gueule cassée.
Je me détourne de la vitre, dégoutté par mon reflet comme si c'était à un autre qu'il appartenait.
Espérons que le taré anonyme ne soit pas une belle femme ou je mourrais de honte sans plus tardé.
De plus, les rajouts de dreads blondes cachées dans ma capuche me grattent comme ce n'est pas permis, j'ai l'impression que des milliers de fourmies échalonne mon coup. Mais comment Tom peut-il les supporter depuis tout ce temps?
Je me lève, devant des regards quelques peu étonnés. Non je n'ai pas de valise et une tête de détéré, cela vous pose-t-il un problème?

Je retrouve les gardes du corps (quel nom...garde du corps...non mais ils ne gardent pas mon corps quoi. Il le surveille, d'ailleurs ils surveillent ma personne. Oui, ce sont des surveillants-de-gens en fin de compte, ou non, ils se rapproche des chien de garde. Oui, voilà, des hommes de gardes.) qui me suivent discrètement en civiles, munis de leurs oreillettes pouvant ainsi garder contact entre eux et avec moi même puisqu'ils m'ont en passé . Sous chacun de leurs manteaux couvent des armes de je ne sais quel calibre prêtes à cracher leurs biles de balles.
Seul eux sont au courant de mon escapade et du risque que j'encours...des confidents.

__Si ça se trouve je vais trouver un gamin jaloux de mon succé qui avait réussi à me prendre en photo dans un hôtel en sortant de la douche torse nu. Un près-adolescent avec de grosses lunettes de vues et le visage bourgeonnant d'acné, un appareil dentaire de toutes les couleurs qui le fera salivé en parlant et il mourra de trouille en voyant ce qui dort sous les manteaux de mes chère gardes du corps.

C'est fous comme le risque donne bonne humeur....bon, je tremble un peut aussi. Enfin, je tremble, c'est vite dit. Je palpite comme une soupière en effervescence!
Mon coeur bat légèrement plus rapidement qu'à son habitude, un peut comme avant un concert. Excitation et frayeur. Subtile mélange des plus sympathique. Le risque...le sexe des situations, un cran en dessou mais aussi affriolant.

Je prend une voiture de location à la journée (en espérant que je tienne la journée) puis les Gardes font de même. Nous voici banalisés. Comme si d'un seul coup je devenais anonyme. Comme les lettres. Introuvable.
C'est des gestes mécaniques et des paroles déjà pré-mâchées qui resorte de la boutique.
Combien? Bien. Permis? Voici. J'y prendrais soin. Oui. Merci. Non celle-la c'est bien. Une autre pour eux. Oui. Plus discrète peut être. Parfait. Au revoir. Bon.


C'est partis.


On roule quelques temps, jusqu'à voire apparaître Loitsche au loin et son église qui me toise. Je soupir, notre maison n'est pas loin et c'est là où le fous (appelons l'anonyme ainsi) dépose directement les lettres.
Zen, restons zen.

Je visualise les pires scènes de films se passant avec des fou dangereux. Je me vois victime alors je me fais tueur. Je lève les yeux vers le rétroviseur et je ne m'y reconnais pas. J'y vois un mec qui n'a pas assez dormi et qui s'est obsédé volontairement sur un sujet pour en oublier celui de tout ses pensés. Un abruti en somme.
Un abruti tout de même vaillant...comme un chevalier sans armure face au bon vieux dragon.

Je sens mon corps qui palpite, comme si mes doutes devenaient effrénés, des bêtes ayant perdue la tête et voulant s'échapper.

Je vais vous étonner mais la pression commence à monter. Je regarde le compteur, énumère les kilomètres. "à
trente Kilomètres de Leipzig, au champ une personne statique attendra."

Je demande aux gorilles qui me suivent discrètement mais ardemment si ils sont là bien que la question frise atrocement l'évidence.
-Vous êtes stressé monsieur?

Non, je suis le Dallai Lama de la zen attitude voyons! Je me promène joyeusement sur une route déserte, le soir est tombé, il va bientôt faire nuit, et je m'apprête à retrouver un cinglé qui m'envoie des messages anonymes et une photo privée de mon adorable personne mais à part ces légés détails, tout va pour le mieux!
Il connaît l'adresse de notre lieu de repos dont le lieu était jusque là, connu de personne. Ces messages sont légèrement paranoïaques. "Bonjour" "On ne badine pas avec l'amour". et enfin le jakpot "Le 9 Septembre au soir, à trente Kilomètres de Leipzig, au champ une personne statique attendra.
Soit , j'ai obtenue cette photo privée, je pourrais te retrouver tout aussi facilement que ton adresse. Ps: Viens seul ou tu le regretteras."


Puis soudain mon téléphone portable sonne. Who knew de P!nk bourdonne sur fond de mon angoisse. Je m'apprête à raccrocher quand je remarque que le perturbateur de mes réflexions n'est autre que David Jost.
Allons bon, je répond.

-Bill! C'est quoi cette lettre anonyme? Qu'est ce que c'est bon dieu de bonsoir de merde?!
Rendez vous compte comme l'ignorance rend injurieux, insultant et infamant.
-Qu'elle lettre? après tout, je les ai toutes sur moi...enfin...je vérifie, oui, c'est ça; Toute.
- "Je t'attends" elle dit. Qui t'attend? Ah, mais tu sais pas, il n'y à pas de caché ni de signature! Et c'est découpé dans des magazines! Suis-je bête...

Je tente de garder le peu de calme restant dans mon organisme et de ne pas foncer droit dans un fossé.
Je t'attends...


-Merde Bill, c'est quoi cette histoire, on vient de te l'apporter, j'étais là! Je l'ouvre mine de rien et qu'est-ce que je trouve? Depuis quand il ouvre mon courrier... Tu sais où on l'a déposé?

-Chez nous à côté de Leipzig.

Silence.

Vas y, dégluti. Moi aussi je ne fais que ça..

-Bon, je m'en charge. Ce n'est sûrement qu'une mauvaise plaisanterie d'une fan ayant perdue le peu de bon sens qu'il lui restait. Où es-tu dis moi?
-Là où il ne faut pas être chef.
Je raccroche, en espérant que j'avais tord en clamant cette réplique de vieux polars à deux bal.

"Apporté sur la fureur
The choir infantry Le choeur d'infanterie
Revolt against the honor to obey Se révolte contre l'honneur d'obéir"


Une silhouette se détache de la route. Noir. Immobile. Cagoulée devant un champs. J'avale ma salive avec maintes difficultés et mes mains peinent à garder le volant sous leurs emprise. Puis je me gare sur le rebord de la route. Les gardes du corps s'affolent dans l'oreillette. Et plan A, et plans B. Ils vont nous faire tout l'alphabet.
Je coupe le contact.

Me demandant si je reverrais cette voiture un jour.
Qu'elle chochotte aurait rie Talia. Oui, bon, le courage n'est pas inné. En revanche, la lâcheté l'est, elle.
Je referme la portière, à clef. Après tout.
Je m'avance, je vois une autre personne toujours tout de noir vêtu et cagoulé. Elle attend les bras croisés plus loin dans le près.
Je commence à en avoir assez de ce près
.
Je continu à avancer; l'homme, car vue sa carrure, grande et sculptée, ça ne peut être qu'un homme, me fait signe de le suivre.
Inconsciemment j'exécute en vaillant petit soldat. Un soldat casse noisette, sauf que c'est lui qui risque de se faire briser.
Pour une fois je suis seul face à une situation que j'ai engendré et cela n'a rien à voire avec le groupe. C'est atrocement bon vue de cet angle. Un nectar pur, affriolant et terriblement angoissant. J'en ai l'échine qui tremble et la sueur qui coule dégoulinant lentement.
___Dans le champs, je vois des cameras disposées en cercle, je fronce les sourcils. Les gardes me parlent déjà d'intervenir, imaginant une torture filmée. Moi, j'aurais d'avantage voté pour le film X vue le champ en fin de soirée et le soleil couchant. Rouge sang.
Mais vite, mes nerfs me lâchent, deux tabourets en cuires reposent au centre du cercle créé par les caméras.
Quand j'étais petit on m'avais lue un livre atrocement ennuyant sur les sorcières. Apparemment, un cercle de champignons désignait les fèes malveillantes.
Je me demande bien qu'elle sorcière peut se cacher dans un cercle de caméras...
Il y à deux bon mètres de distance entre les deux assises. Je commence à penser que j'ai fais une erreur; Une boulette légèrement insensé...

_Je commence à croire que les gardes ne réagiront peut être pas assez vite. Je commence à comprendre que je ne fais pas le poids face à la silhouette cagoulée qui me fait asseoir sur un tabouret. Je pense que je vais courir mais j'ai peur. Oui, peur. Ce sentiment qui déplace des montagne ou effondre les falaises. Je pense que je vais subir un choc quand je vois qu'il prend un bandeaux et un foular. Un foular, comme pour me rétrogradé, comme si une corde était bien trop forte pour moi. Il me bande les yeux, tout est noir. Je ne vois plus rien. Il me ligotte les mains. Me coupant la circulation, mon sang de peux plus faire qu'un tour. Je n'arrive pas à penser. Ni à croire. Encore moins à comprendre.
J'aurais peut être dut en parler autour de moi où ignorer dès la première lettre.
Il est tard et je ne peux plus reculer.

Derrière mon bandeau, le monde s'assombrit. Le soleil se couche avec lui.


Elise.V*

*


________________________________________________________________________________________________________

Alors si vous n'avez pas votre lot de revelation et d'action moi je ne sais plus quoi faire^^

Votre passage préféré? Votre réplique favorite?

Dites moi tout!


et à par ça? Hum. En principe je deteste les filles qui écrivent ça (sur Tokio Hotel en grande partie) mais là...franchement, je ne peux pas me retenir, et j'ai tant souffert durant tant de temps entourée par des moloses d'1m80 entre 20 et 40 ans que je m'autorise le bonheur de vous annoncer que.....
J'ai étais au concert de Lenny Kravitz Vendredi 17 Juillet (de 22h30 à Minuit trente) au premier rang juste devant le prolongement de la scène du milieu, plein centre, dans la fausse...The place quoi mes chéries...et que j'ai touché sa main (Yerck...je ressemble à la groupie de TH du grand journal de Canal...T_T) et vue ses yeux quand il s'est penché vers nous et à retirer ses lunettes (chose rare tout de même....et plus interessant que ses poils de mains)
Concert merveilleux, fantasmagorique, absolument épatant.
J'en ai perdu mes zébrures argentés de mon leggings noire tellement j'ai étais frotté et malaxé par les doux fans de la stars et j'ai maintenant 4 bleux (violets!) dans les côtes et d'autre sur le bras guauche (le droit étant levé durant les 4 heures d'attente de la fausse et du spectacle c'est contenté d'une crampe monumentale) et dans les molets. Hum. Ah oui, on ma écorché au molet gauche ossi...non mais il faut se calmer hein! J'ai vue tout les filles autours et derrière moi partir avec la sécurité pour cause de malaise...ainsi que des mecs. J'ai finis dernière fille....et la plus jeune! Oua..ça sert la muscu mes enfants^^
Ainsi, je voulais partager avec vous le bonheur (et la souffrance physique) que j'ai vécu....

J'aurais jamais pensé dire ça un jour, mais c'était mille fois mieux que le Parc des Princes avec Tokio Hotel...(ouais, j'étais surtout bien bien bien moins bien bien bien placé XD)


je vous souhaite de bonnes (fins, suites?) de vacances!

Elise.V*

# Posté le samedi 13 juin 2009 17:06

Modifié le mardi 18 août 2009 13:49

______________________________________________________ Vingt-et-unième chapitre: ______________________________________________________"Je ne crois pas aux livres mais je lis tout le temps.______________________________________________________Des chiffres aux devinettes et les raisons des rimes."______________________________________________________The Clash

______________________________________________________ Vingt-et-unième chapitre: ______________________________________________________"Je ne crois pas aux livres mais je lis tout le temps.______________________________________________________Des chiffres aux devinettes et les raisons des rimes."______________________________________________________The Clash
photos de Bill prisent puis un soupçon modifiées.


*
___________[point de vue:Bill]

J'entends. J'entends des pas, un frottement.
On s'assoit probablement sur la tabouret d'en face.
Puis plus rien; le silence règne en bon seigneur. Et mes yeux sont masqués, le noir aussi s'est imposé.
Quand à mes mains, toujours ligotées, comme si de moi elles étaient détachées.
Le vide complet.


J'entends. J'entends un souffle, une respiration.
Elle est lente mais se fait saccadé au fils des secondes qui défilent inlassablement. On me retire ma capuche, je le sais, je le sens.
Le souffle que j'entends se fait comme pressé. La personne qui se trouve sur l'autre tabouret doit être impatiente. Impatiente pour quelle raison, là est toute la question.
Puis une voie.

-Tu es enfin là.


Je sursaute tombant presque à la renverse.______ Presque.______ Le tabouret peine à retrouver l'équilibre sur la terre qui n'est guère meuble et mes yeux bandés me font perdre tout sens de l'orientation.
Je suis une marionette handicapée démunie de ses béquilles.

Elle rie._________Bon sang, Ce rire.

-Talia...c'est toi? C'est bien toi? Où es tu?

Si ça se trouve elle est tombée dans le même piège, peut être l'ont-ils même ligotée elle aussi.
Je me secoue, je tente de me lever mais la main du blanc-bec cagoulé me repose violemment sur le tabouret qui me fous en l'air mon pauvre derrière.
_J'en ai assez, je penche ma tête sur mon épaule droite, l'oreillette étant située derrière l'oreille droite, en vue d'exercer la pression suffisante pour l'allumer et demander aux gardes d'intervenir avec l'aide de leurs joujoux calibre X quand j'entends:

-Si tu savais.

Bon dieu Talia, tu choisie toujours tes moments toi.

-Si je savais quoi?

Et si je me trompais, si ce n'était pas elle mais une vulgaire imitatrice.
Comme un doublage cruel d'une voie de miel.

Plus le temps de s'attarder sur les “Et si”. On me retire le bandeau des yeux et on libère mes poignés. Je reste stupéfait.

Elle m'aura tout fait.
.
___En face de moi, sur le tabouret, illuminé par les spots tel une diva déchue et sagement assise les jambes croisées, Talia. Aucun bandeau sur ses yeux qui, eux, me transpercent avec l'avidité que je leur connais. J'en frémi et tombe à la renverse dans un sursaut maladroit. Cette fois-ci ça ne manque pas et je m'écroule au sol sur l'herbe humide laissant une traîné de brins d'herbes laminés sur mon passage.
__C'est alors que des voies affolées hurlent dans les fougères.
En effet, quelques secondes après deux gardes du corps arrivent, surgissant tels des prédateurs ayant tout l'art et la manière du monde.

________Talia leur rie au nez, pas étonnée pour le moins du monde.___________Elle s'y attendait.

-Stop! Cris-je. Ainsi, l'un qui avait littéralement sauté sur l'homme cagoulé se fixe et l'autre qui m'aidait à me relever me laisse m'effondrer de nouveau au sol.

-Mais non, pas vous! Lui. Maugrée-je.
Une excuse barbouillé puis il me relève.

C'est après de longue explications qu'enfin les mastodontes m'abandonnent ici. Avec Elle.

Son acolyte cagoulé nous laisse, me serrant la main au passage d'une poigne aussi dur que ses yeux bleus qui me glacèrent un instant. La nuit tombe et donne à ses pupilles l'impression qu'elle sont faites d'éclat de glaçons, tant elles sont translucides et coupantes. L'autre silhouette que j'avais vue au loin le rejoint. C'est une femme.
Je ne vis pas son visage.


Talia s'allonge alors dans le champs, noyée dans les herbes hautes.
Talia.

Bon sang que ça fait du bien de parler d'elle au présent. C'est comme si elle avait gommé les chiffres de la grande horloge, tout semble en suspension; attendant un geste de sa part pour reprendre l'engrenage.
On sourie comme de pauvres incrédules.
Dieu que je suis heureux.
La nuit est tombée, une pluie d'étoiles nous illumine avec en compagnie une demi Lune gracile.
Je la rejoind alors sur son lit de fortune.

-Tu vois, j'ai réussi.

Je me retourne. Ses cheveux ondulés se mélangent aux brindilles et ses lèvres sont entre ouvertes.
Je savoure cet instant. La revoir enfin. Ici, là, à quelques maudit centimètres de mon corps transie.

-J'ai respecté tes règles, je ne me suis pas servie de mon identité, je te t'ai pas contacté, je suis même parvenue à te faire venir à moi.

-C'était donc toi.

Toute les possibilité alambiquées que je m'étais imaginé tombent en ruines en simplement quelques mots.
C'est sa force. Détruire par les mots puis batir de nouveau.


-Je suis l'anonyme.

Je la regarde, stupéfait par le naturel du ton de sa voie.
Je broie entre le pouce et l'index une fleur d'hiver puis roule ses pétales dans ma paume, tentant de relativiser.

Si je m'étais attendus à ça....

-Surpris?

Je souris, oui, tu le sais bien Tal. Tu as toujours adoré me surprendre, me prendre au dépourvue a été bien longtemps ton passe temps favori comme un défis que tu te devais de relever...

Mais qu'importe, tu es de nouveau là. J'ai fait un pied de nez aux règles avec envie. Mais les règles ne sont elles pas faite pour être enfreintes? Un noeud coulant fait par ceux qui se croient supérieur, protecteur d'une nation qu'ils piétineront une fois élu au siège visé?

J'imagine un instant la tête de mes manageurs et producteurs en ce moment même. Rouge, avec les veines qui ressortent et des gouttes de sueurs dégoulinant de leurs fronts aux pores grandes ouvertes.
Tout à fait Immonde.

-Pourquoi souris-tu ainsi?

Je te regarde.
Tu es ma friandise et mon réservoir d'adrénaline.
Tu serais un bol remplie de chocolat fondu je te lécherais jusqu'à qu'il n'y ai plus aucune trace de cacao sur la surface.

Tu le savais? La nuit te réussit, ton nez au petit bout rond luit sous la Lune et tes lèvres semblent aspirer la brise qui secoue ta fine robe. Tu grelottes légèrement. Tu adores ça, Trembler. Je le sais. Tu te sens vivante, éveillée. Tu te sens toi.
Un esprit qui à besoin de sentir son corps sur lui, comme si, le fait d'avoir chaque parcelle de peau en une douce agonie ne révélait que d'avantage la présence de cette couche protectrice.
_________Un braillement, un déchirement surgit soudain dans le près. Je tend l'oreille, un hennissement.

-Tal! C'est ce près? C'est le même près?

Tu me regardes, jouissant de mon étonnement. Pire qu'une enfant, tu es le summum de la gaminerie, l'icône même de l'enfantin.
Bon sang, tu as choisi ce près pour une raison précise. Le vieux canasson, la pluie, la tempête, le baiser.
Des mômes je te dis, juste des mômes dans des corps qui nous trompent.

Nos pupilles se croisent et on s'esclaffe.
C'est dingue, fou comme je t'aime, là, maintenant, tout de suite. Je ne sais pas de quel amour, celui avec un grand A ou un autre, inconnu. Qui aurait un grand F. Comme Friandise, comme Frénésie, Folie, Frémissement, Fusion.

Je secoue ma tête en arrière et caresse la rosé du soir. Gott que c'est bon d'être ici, Allongé à tes côtés dans ce foutu près.

Il y à encore quelques jour je voulais me faire à l'idée de ne jamais te revoir, que c'était une folie ce défi. Oui, tu m'avais rendu fou au point de me masquer mes sentiments. Au point de semer en moins le doute. J'ai douté, j'ai douté de toi, de moi. J'ai douté plus que jamais sur nous. Comment ils le prendraient, eux.
Alors j'ai cherché. Et, comble du luxe, j'ai trouvé.
Mais, avouons le, c'était un élan stupide, mon idée était irréalisable, impossible, incohérente.

Je dis ça, mais regardes, tu es là. Bordée par la brise comme si de rien n'était. Comme si aucun passé n'avait jamais eu lieu. Juste le présent et un possible "nous" droit devant.

Puis tu te rapproches de moi, lentement, comme si tu craignais de brusquer le cours des choses. Tu parcoures mon torse du bout de tes doigts, créant des formes inimaginables qui se tordent et se détordent.
Un chemin tortueux doux comme la soie de tes doigts.
Puis tu lèves ton minois vers moi glissant ta main dans mes cheveux, abandonnant mon torse à une triste solitude. Tu tortilles une ou deux dreads blondes, me demandant pourquoi avoir rajouter des bouts de ficelles informes. Tu me vexes, mais je ris. Cette franchise.
Ton souffle dans mon coups est chaud, brûlant, si avivant.

Ce qui devait arrivé arriva.

Tu appas mes lèvres comme on choppe une sucette dans une boulangerie. La grâce en plus, évidemment. Je ne peut m'empêcher de sourire en coin au goût de Friandise de ta Frénésie.

-Tu ne peux pas arrêter de sourire tout le temps? Chuchotes tu entre deux baiser.
Risquant de briser, saccager le silence qui règne ici même.

Comment ne pourrais je pas sourire à ta remarque? Tu désespères puis fonds dans ma bouche comme un doux nectar.
Tu frisonnes de par le froid, de par le vent, de part mon bijoux glacé s'enfuyant de ma langue pour la tienne. Puis tu glisse dans ta Folie à l'aspect de mélancolie.
Tu te lèves d'un bond, regardes les étoiles en aussillant la tête vers le haut. Puis tu rie. "Elle danse au milieu des forêts qu'elle dessine." Tu tourne en rond, écartant les bras et voltigeant en brassant l'air. Ta robe forme comme un parapluie à l'envers.
Tu retournes le monde et mon coeur avec.

"Vous pouvez détruire tout ce qui vous plaira, elle n'aura qu'à ouvir l'espace de ses bras pour tout reconstruire."

On pourrait croire que tu es saoul. Pourtant non, non. Juste vannée par ce temps perdue à fagoter ce plans saugrenu.
Puis tu t'écroules sur moi en un éclat de rire qui recouvre chaque parcelle de cette prairie.
Soudain, ton visage reprend un air sérieux. Tu caresses doucement ma chaîne.
Tu m'avais mis sous clef. Nous soupirons.
Puis tu tires la clef de ton collier luisant de perles, celle qui était doucement bercer entre tes seins. Tu la retires, détache le collier puis ouvres le cadena, libérant la chaîne qui s'en va vite courir sur l'herbe. C'est étrange de ne plus la sentir.

-J'ai toujours étais un peu possesive....

Expliques tu comme pour te faire pardonner. Je me met à chercher le cadena au sol mais tu m'en empêche en saisissant ma main. Tu la guides jusqu'à tes anches et cela te procures un Frémissement. Ta robe est si légère ma Talia. Si fluide que j'y dicerne toute tes formes avec le reflet de la Lune miroitant sur toi.

Tu es si belle, ma belle.

Otons là, se sera plus simple.

Ce sont des courbes graciles qui se découvrent. Je voudrais Finir ma vie ainsi, avec ton corps nue devant une Lune qui me jalouse.

-Puisque c'est un ainsi... susurres tu en laissant un nuage de vapeur envelopper tes mots.

Puis tu te faufiles entre mes bras.

-"Puisqu'on ne vivra jamais tout les deux. Puisqu'on est fous, puisqu'on est seul. Puisqu'ils sont si nombreux."


* *
*

Fusion.
La Fusion. Après une année biscornue et soixante et un jours interminables, ils y serons enfin parvenue. La fusion, l'Union. L'amalgame de la chaire, de l'être, de la pensée, de tout en fait.
D'eux.


__________[point de vue: Talia]

Alors tu vois, comme tout se mêle
Et du coeur à tes lèvres, je deviens un casse-tête
Ton rire me crie, de te lâcher
Avant de perdre prise, et d'abandonner
Car je ne t'en demanderai jamais autant
Déjà que tu me traites, comme un grand enfant
Nous n'avons plus rien à risquer
A part nos vies qu'on laisse de coté
Mais tu m'aime encore, et moi je t'aime un peu plus fort
Mais tu m'aime encore, et moi je t'aime un peu plus fort”


Tu rugie presque. Tes fossetes se creusent sur tes joues. Mais pourquoi souris-tu cette fois?
Nos corps se cambres comme des marionnettes se rebellant. Mes ongles tentent de se cramponner à ton dos, mais je ne voudrais pas user ta peau si frêle, si belle, ma blanche-neige.
Tes coups de rains prènent le risque de me briser.
Parfois, je caresse du bout des lèvres tes tattouages. La seule stabilité sur toi. Eux au moins ne bougerons pas.
Je secous la tête en arrière. On s'abandonne. On s'échoue lamentablement mais avec brillance dans cette extase. On explore de nouveau le ciel, le grand, le magnifique, le suprème, le septième.
Je suis si bien là, avec toi. En toi.


* *
*

Le soleil se lève sur la campagne Allemande. Nous somme un Dix Février. Il ne fait pas plus de quelques degrès. Les oiseaux s'attaquent déjà à la pollution sonore avec toute leurs vaillances et le vieux canasson a toujours les yeux fermés dans son près, debout, immobile.
La route est deserte, on serait dans le far-west on verrait un ballotin de poussière la traverser.

Pourtant, à quelques kilomètres, deux grosses berlines sont en train d'être chargées par des hommes en costumes. Inquiets mais pros. Ils rengent dans l'ordre leurs joujoux tueurs et les recharges, comme s'ils allaient s'en servir, ainsi que des jumelles, au cas où leur protégé aurait eu envie de prendre la poudre descampette.
Ce n'est pas qu'il n'est pas libre, le petit protégé, au contraire, il va où bon lui semble. C'est juste que son manageur n'est pas content de ce “je t'attends” et stresse comme on ne pourra jamais stresser, nous, pauvres mortels. Il imagine tout et n'importe quoi, sur tout pas la réalité.

La réalité d'ailleurs, elle dort.

_____Elle dort sur le torse du protégé. Ils sont nus mais ont posé leurs vêtements sur eux, formant une couverture de fortune qui ondule avec le vent qui s'est levé. Une chaîne en argent brille au sol aves un cadena ouvert au bout. Du ciel on ne voit qu'elle, oubliant les deux jeunes gens tendrement enlacés.
_______L'une à le visage enfuit dans le coup de l'autre.
________L'autre rêve encore de sa nuit avec l'une.

Pourquoi toujours faire compliquer dites moi? Ils sont bien là, on croirait des hippies sortie des années 80 et ayant oublier leurs pétards. Leurs cheveux ont des noeuds atroces, étant emmêlés entre eux, du chatain dans du noir, des dreads dans des ondulés, des cheveux de jais dans des reflets blonds. Un meli-melo ressemblant à celle de leurs jambent tout aussi entrelassées et emberlifiquotées.

C'est calme. C'est la nature. C'est la vie. C'est le silence.

Enfin, c'était. Car déjà deux berlines noires vombrissent sur la route et s'arrètent au fameux près. Les hommes sortent, ne retrouvant plus le cercle de caméras et de spots, qui n'aura servi à rien exepté à troubler, tracasser et puis bien sûr tarabusté.
Les deux cagoulés, plus cagoulés aujourd'hui -heureusement- les ont d'ailleurs rangés dans un garage depuis bien longtemps, leurs “amie” les ayant viré bien vite après la venue du protégé.
Les hommes, tout de muscles et de costards s'arrètent finnalement face à deux toutereaux couchés sur l'herbe.

Ils se jettent des coups d'oeil, interloquets et amusés. Puis appelle le Chef, le Matador, le Vaudou.

“'Allo Monsieur Jost. Oui, on a retrouvé Bill. Il n'a rien. Il dors. Vous pouvez l'annoncer à monsieur Roth. Où? Dans un champs. Oui je sais, nous aussi on trouve ça étrange. Ah, les jeunes. Oui, les. Oh, avec la petite là...comment elle s'appelait déjà? Ah, oui, La Talia! Qui nous à suivie un an à servir des cafés et ranger leurs bordel. Ouais ouais, on les reveil là. Oh, ils sont pas content mais se regarde avec une mine béat, c'est à en pleurer monsieur!
Comment ils sont? Eu......habillés meusieur. Ah, état physique! Très bien monsieur. Bien, aurevoir monsieur.”


-Merci mec!

Le mastodont souri, lui aussi avez besoin d'enfreindre une règle, voilà qu'il ment à son supèrieur maintenant! Habillé? Mon oeil! Ils sont nus comme des vers!
D'ailleurs, Bill leurs lance un regard digne des pires tueurs à gage ayant jamais foulés le sol de cette Terre et produit ainsi un mur d'homme musclès à oreillettes, costards et coupes à ras, tous les entourant, tous retournés vers l'extèrieur, les joue rosies à l'idée de la Talia derrière, en tenue d'Eve.


_______________[point de vue:Tom]

-Mais où est-il? Mais ce n'est pas vrais ça!

Ma voie résonne dans la chambre accompagnant mes gestes brusques et rapides.

-Yes!

Enfin, il est là, Je l'ai trouvé!
Halleluya.

C'est avec un sourir de vainqueur que je me saisi du téléphone portable rugissant de sous ma veste, prostrée au pied de mon lit avec un vieux T-shirt.
Mais à peine ai-je le temps de savourer ma découverte qu'il se fait muer.

“vous avez un appelle en absence”.

Et merde.

Par chance, le numéro n'est pas masqué et j'appuis vite fait bien fait sur la touche “rappelle”.

-Oui?

Un ton suave, énergique et longoureux. Je trépignerais presque de joie.

-Fel'?
-En personne.

Je m'étale sur mon lit littéralement grisé. La seule qui ne mordait pas à l'hameçon du miraculeux Tom Kaulitz vient en fin d'être péchée.
Alors comme ça on me lance un petit coup de fil?
Puis mon sourire de désagrège comme une capote dans l'acide. Et si elle voulait la réponse à son Pourquoi?

Re-merde.

-Oui, je voulais te joindre car j'ai envie de te voire.-C'est ce qui s'appelle être direct. Et puis là, tout vas bien...c'est super non? Tout vas bien, tout! Alors ne fait pas ton rabajois et apporte ta paire de fesses ici.

Je mordille mes deux billes à mon labret, ce piercing doit en avoir assez d'être ainsi manipulé d'ailleurs...qu'importe. Qu'importe puisque j'ai au bout du fil celle qui m'a fait perdre la tête le temps d'une journée. Celle qui m'a rendu à l'Etat de néant, seul dans l'hôtel avec à mes pieds pietinnant ma fierté dégarnie en tournant en rond.

-Et bien, j'arrive. Laisse moi le temps de prendre le train.
-Tu as un départ pour Hambourg de Berlin à treize heure trente.
-C'est comme si c'était fait.

Non d'un chien, elle est jusqu'à aller à chercher les horraires de train.
Je ris. Seul, comme un imbécile. Mais je ris. De soulagement, de joie. Je ne sais pas.
Mais je ris. Seul dans mon lit.


[...]


-Départ pour Hambourg dans dix minutes, numéro 8658. Quai numéro Quatre.

Je lève les yeux vers le panneaux d'affichage. C'est bon, je suis à l'heure. Peu de personnes font la queu à la billeterie, je tangue d'un pied à l'autre pour calmer mon humeur pressée.
Enfin j'arrive. La femme me demande ma destination puis m'annonce qu'il n'y à plus de train pour Hambourg avant demain. Je réplique que je souhaite prendre le 8658. Elle lève haut sont sourcil près-dessiné qui n'a pas était épilé depuis plusieurs jours puis de ses lèvres pulpeuses mais trop maquillées m'annonce que cela est...

-Impossible. Tous les sièges ont trouvé leurs occupant. Dit-elle d'un ton de profesionelle, neutre et cassant.

Je la regarde, pense un instant à lui faire du charme mais me ravisse. De toute manière elle ne pourrait m'avoir de billet suplèmentaire.

Alors je me rend quai numéro quatre et monte dans le fameux 8658. En effet, presque toute les places sont occupées. Les autres ont des passagers qui courent probablement dans la gare à la recherche du quai,ou perdent leurs temps dans des adieus larmoyants.

Je me dirige vers un homme plongé entre la quarantaine et la cinquantaine jusqu'au coup, mal rasé avec une chemise mal boutonnée et des lunettes datant surment de son adolscence.

-Excusez moi monsieur...puis je vous racheter votre place?

Il rajuste ses lunettes puis me fixe l'air hagard. Finnalement, il me dit d'un ton ferme et mystérieusement prenant un “non” catégorique.
Je lui tend alors quelques billets, le double du prix du ticket exactement.
Il continu à garder son air renfrogné. Monsieur à de l'honneur; alors je rajoute un billet de 50 euros.

Soudain, plus aucun honneur à preserver, plus tôt le loyer à payer ou le cigare hors de prix à tenter. Il attrape les billets, une bonne centaine d'euros, et me laisse sa place avec un grand sourire, me la présentant comme un valet présente le trône à son roi.


______Le paysage défile. Les nuages menacent de lacher leurs tripes sur nous mais n'y font rien. Le ciel et gris, sec et froid. Foutu moi de Février.



-Qui c'est?
-C'est moi.

Cliché.

Clinquement du portail qui se dévérouille. Je monte les escaliers. M'arrête face à la porte comportant le chiffre 22. J'hésite puis finnalement je sonne dix bonne secondes avant de monter à l'étage du dessus. Arrivé sur le seuil, une voie familière de vieille femme aigrie aboie:

-Qui c'est le voyou qui joue avec moi hein?!Qui c'est?!
J'hurle:
-Le voyou des tounesols! Mais soudain, je sens comme un vide. Un blanc.
Je détourne mon regard de la cage d'escalier pour tomber nes à nez avec Fel', un air amusé et quelque peu moqueur imprimé sur son visage.

-Eu...je parlais à...l'autre en dessou là....Hum.

Silence.

Puis la voilà qui éclate de rire, un rire cristallin qui dévoile ses dents blanches au grand jour. Pour une fois que ce n'est pas pour montrer les crocs.

-Allez, rentre, voyou.

C'est tout? Elle ne me châtie, ne m'envoie pas en pleine face le reflet de mon attitude ridicule et cruellement immature?
Jeune fille, ce n'est pas bien de laisser rentrer des voyous de tournesol chez vous. Surtout, de tournesols. Ce sont les pires m'a-t-on dis.

Puis elle s'écarte me laissant pénétrer dans sa demeure hautement féminine.
C'est classe. C'est grand. C'est du m'as-tu vue en puissance tout en étant élégant. C'est elle.

Je me demende d'où viens l'argent, une once de jalousie m'éfleurant.
Puis on rentre dans le salon. Ces long cheveux rougement roux enveloppant l'air d'une audeur de noix de coco. Ses hanches se tortillent méchament comme pour me narger. D'ailleurs, tout chez elle me nargue, même ses pieds nus me rapellent que je n'ai aucun souvenir de la nuit qu'on a partagé il y à maintenant plusieur mois.
Elle a verni ses orteils de rouges.
Un sourir en coin s'impose.


Elle va au bar qui se trouve au bout de la pièce à vivre, m'expliquant que sa mère est dans la chambre en train de dormir. Elles ont fait une nuit blanche à regarder de vieux filmes en noir et blanc avec les voies qui grésillent et les hommes tartinés de gel sur leurs cheveux tirés par quatre épingles.
Elle me tent un cocktail multicolor, souriant que c'est sa “spécialité”.

Puis nous allons dans le salon où elle continue à me parler de sa génétrice mais je n'écoute pas vraiment, j'entend sent préter attention. Je préfere voire ses lèvres bouger en rythmes et ses mains illustrer je ne sais quelle scène.
Pourquoi me parle-t-elle de sa mère au fait?

Je lui pose la question, la coupant dans son roman.

-Mais tu n'as rien écouté ma parole!

En effet....
Mais peu d'homme écoute les belles femmes qui parlent bien.

-Bien...

Elle souffle sur une mèche sanguine lui barant le front, à tent bouger aussi, puis me dis:

-Parce ce que je viens de la retrouver...dis, tu vas bien Tommy?

-Tommy?!

-Ah bé tu vois que t'écoute quand tu veux, Tommy.

Ahahaha, très drôle.

Elle, elle croise ses longues jambes qui dépasse de sa robe en laine mi-longue. Façon chic-dégligé, c'est bien les femmes ça. Toujours faire dans le compliquer.
___Trop chic, trop dégligé. Bon, alors chic dégligé. Mais pas trop dégligé, un peu plus chic, non, pas tant. Là, voilà, c'est bien là. Vous avez du Trente -Huit? Non, un petit trente-huit. Mais pas trente-six, que vous êtes compliquer vous les hommes!

-Pourquoi m'as tu appeler?

A mon tour d'utiliser le pourquoi.

Alors, pourquoi?

Elle fais les grand yeux, relevant le plus haut possible ses paupières maquillées de la même teinte que sa robe, d'un pourpre rosé.

-Je n'ai pas à me justifier. Je suis de bonne humeur, point. Ma mère est de retours, Tal va venir faire ses valises car elle et son Bill veulent se retrouver un petit moment, donc tout rentre dans l'ordre.
Exepté, une petite chose...Toi.


Ah?

-Moi?
-Oui, vous, Thomas Kaulitz Trümper.

Ses yeux d'un caramel fondant me fixe intensément, comme si elle souhaitais me répondre par télépathie, juste par flemme d'ouvrir son clapet une fois de plus. Ou simplement pour me faire comprendre que Talia lui à parlé de moi...enfin, en tout les cas de mon prénom.
______Évidemment. Moi. ________C'est la seule chose qu'elle n'a pas encore réglé....Je suis donc une chose?

-Alors réglons ça.

Sa lèvre supérieur remonte légèrement vers le haut, elle pianote sur la table en vers du salon de ses long doigt parés de deux bagues en argents. Ses ongles sont vernis du même rouge que ses orteils.

Je regarde le lecteur DVD qui annonce l'heure sur son petit écran. Les minutes défilent dans un silence absolue. Pourtant, aucun de nous ne semble être mal à l'aise.

-Très bien. Alors réponds moi. Pourquoi es tu venue aujourd'hui comme tu étais venue la dernière fois?

"Et tu me frappes toute les heures avec des fleurs."Lou Reed.

Elle m'agace, elle le sait, elle m'importune l'impertinente.

Je bois d'un coup sec le reste de mon cocktail laissant le rhum m'embrouiller les esprits et le sirop de canne lénifier mes nerfs. Elle veux savoir? Très bien, Parfait!

-Pour voire si on n'a pas couché juste parce qu'on était imbibé de drogue et d'alcool. Voire si je peux faire...la même chose mais que tu aie l'esprit clairs.

Réponse de mec, simple, franche et sans tact. Pur testostérone en barre mesdemoiselles!

Elle se lève, comme si de rien n'étais et attrape un paquet de cigarettes qui traînait sur la table de la salle-à-manger. Du bout des lèvres elle en pique une du sachet puis l'allume avec un briquet qui résidait dans l'unique petite poche de sa robe, sur sa hanche gauche. Elle prend une grande bouffé tout en me regardant du coin de l'oeil avec un sourire malicieux, ou vicieux, puis souffle vers moi sa fumée. Je fais semblant de la gober et elle éclate de rire.

-Assez jouer chère Kaulitz! Pouffe-t-elle tout en tenant la cigarette entre ses dents oubliant un instant son parêtre d'élégance bourgeoise.


________[point de vue: Fel']

“Cet état diabolique est ce qui sauve mon existence; comme un bébé catastrophique. Peut-être, peut-être tu es la réaction chimique. Je suis la bombe atomique, Je suis l'élue numéro un.
Toxine ton réservoir”


Imbibés de drogue et d'alcool hein? Il nous prend pour des éponges le grand guitariste?

Espèce de dadais, tu n'as quand même pas traversé l'océan et le pays pour recoudre ta fierté....
Ou alors, mon pauvre, tu me fais pitié.

-Je peux savoir pour quelle raison tu me scrutes ainsi?

-Je t'ai aussi posé une question il me semble.

Exactement.
Oui, tiens, d'abord. Monsieur T.K, répondez.

Puis il se lève de sa manière nonchalante habituelle. Voulant sûrement faire croire qu'il prend tout à la légère, que le monde entier n'est qu'une bulle d'air face à lui. Une bulle d'air qui ne pèse rien sous un adolescent se croyant homme...il y à de quoi être plié en quatre.

-Je t'ai répondus. Vient il murmurer, la tête nichée dans mon coup.

-Ta réponse ne me conviens pas.
-Oh, vraiment? Demande-t-il avec une voie plus amusé encore que la mienne.

Puis il recule sa belle gueule et je ne parviens pas à cerner le message qui passe dans ses yeux.

-Pourquoi je me suis farci plus de sept heures d'avion pour finnalement me prendre une baffe? Un mec, typique des mec. Toujours retourner la situation....Pourquoi j'ai couru à la gare et racheter la place à un pauvre mec qui a les yeux plus gros que le ventre pour ce qui est de l'argent? Parce que tu es spéciale Fel'. Rien que ton prénom est spéciale, Diablesse.

Je ne sais pas si c'est le rhume mais j'ai l'impression de sentir une demie tonne de bestioles carapater le long de mon échine, des mes côtes, de mon pauvre estomac qui se tords d'un rire nerveux.

-Donc, conclu-je, tu me trouves....fascinante?

Il revient vers moi comme un loup sur sa proie, léchant son piercing avidement, cette vision m'accapare et tout le reste semble disparaître dans ces lèvre adoratrices du vice.

___Sa marche prend fin à un bon centième de millimètre de mon rouge à lèvre, pour me susurrer sa réponse, Enfin.

-Fascinante, oui. Je t'ai rejoins parce que tu me fascine fâcheusement, Teufelchen. Je veux te cerner, je veux comprendre moi aussi. Comprendre pourquoi c'est soudainement moi qui me déplace vers l'autre.

Et bien voilà, étais-ce si compliquer? Non, franchement, il faut un hameçon coriace pour arracher les mots à ce chère Tomi.

Et maintenant, passons aux choses sérieuses.


-Tu aimes le fromages et le bon vin, Thomi Kiki?

-Toi, tu as trop bue...c'est quoi ce surnom stupide que tu viens de me donner?!

Temps de réaction, zéro.

-Quoi, tu n'aimes pas? Lui dis-je en riant à son nez aquilin et délicat. Oh, allez quoi, je suis de bonne humeur, alors décrispez seigneur le guitariste!

-On parlait de fromage et de mon vin non, Teufelchen?

Finalement, j'arrive à mes fins avec ce personnage têtu comme pas deux.


_______________[point de vue:Tom]

Elle s'esclaffe et cours dans la cuisine avec ses pieds nues qui martèlent le sol comme une danseuse ayant une crampe à chaque membre.
Elle reviens peut après, toujours en courant, du fromage sous un bras et deux bouteilles sous l'autre.

-Riens que ça?
-Rien que ça! Répond-t-elle en bombant le torse de façon comique.

Mais où est passé la fille froide et insensible que j'ai rencontré? Et la vicieuse qui me fais boire pour coucher? Et celle qui me courra après la nuit sous la pluie pour une maudite question?
Aujourd'hui, elle est enjouée, radieuse.


-Alors, on commence par quoi...camembert, roquefort, crottin de chèvres, parmesan, compté?

Cette fille m'éclate, hilare, je lui demande si elle n'a rien de moins fort et odorant...

-Un bon fromage sent fort et a du goût! Bon, vue que tu me semble réticent, je choisie....parmesan! Bon, maintenant, le plus important, le vin.

-Et Bacchus nous propose...?

-Oh, mais monsieur a de la culture!

Je n'en ai pas l'air peut être?

-Vin blanc.
-Si tu veux, gardons le rouge pour une prochaine fois.

Puis elle prend deux vers à vin, evidemment, d'une taillle mémorable. On pourrait y mettre le crâne d'un gosse.
Un instant j'imagine qu'elle va les remplir à raz mais je me retrouve avec ce qui me parait un fond de vers.

-Il y a plus que tu crois! Lance-t-elle, toujours aussi guillerette.

Puis elle enserre le pied du vers délicatement de ses long doigts fins et l'apporte à sa bouche, prend une gorgé qu'elle laisse un moment sur sa langue puis avale avec une mine béate le doux nectar.

Je l'imite, mais rien n'y fait, je ne comprend pas cette passion pour cette boisson sans caractère.

-Ta mère est française ou quoi?
-Non, mon père.
-Oh, je comprend mieux.

Elle découpe ensuite une lichette de parmesan est refait le même stratagème de dégustation.
Avec classe et raffinement.

-Merde Fel', je n'ai pas quarante ans encore.

C'est alors que d'un geste sec, elle prend la bouteille et se boit une gorgé au goulot tout en me scrutant d'un mauvais oeil puis s'enfile une tranche de parmesan tout sauf raisonnable avant de la mâcher goulûment avec toujours cet air de défi. Après être venue à bout de son fromage, d'une voie ferme et déçu elle proclame avec ironie:

-Satisfais?! Je bois et mange pour mon âge: goulûment, sans retenue et sans prendre mon temps. Magnifique, vraiment.

Je lui remplie alors son vers une nouvelle fois, et le mien, puis trinque avec l'envie de lui arracher sa fine robe en laine.


________[point de vue: Kathë]

_Je perçois la machine à laver de Madame Hans en dessous qui ronronne, il doit être huit heures. C'est étonnant comme cette femme fait tout à heure fixe. Elle note dans un emplois du temps chaque fait et geste à reproduire, accrocher sur son frigo il y à même un mémento disant “faire l'amour à Klaus à 21h30”. Je le sais, je l'ai vue un jour où je suis aller lui demander si je ne pouvais pas lui emprunter Pulp Fiction; sa belle fille en est dingue.

_____Je m'assieds sur le lit, m'adosse au mur et attrape une cigarette du paquet qui traine sur ma table de nuit.
Celle du matin, la meilleure.
Une nicotine pur et dur qui vous englobe le corps et l'esprit d'une simple bouffé.
Un mirage qui vous enserre dans une idéologie. La doctrine fait que plus je la sens, meilleurs elle est.
___A mon âge, ce n'est pas raisonnable, mes os se font vieux et mes cheveux commencent à hurler de désespoir sous leurs teintures.
Un de ces jour, mon médecin fera une crise cardiaque...il mourra plus jeune que moi, c'est certain.
Je vais lui faire perdre la tête à fumer de plus en plus et à me comporter comme si je n'avais pas près de soixante ans au conteur....

Mes yeux me piquent, le tabac semble sortir de mes pores comme de la sueur et m'irrite ma gorge à un point le que j'en tousse comme si j'allais lever le pied.
Non mais quelle allure ma chérie, regardes toi...

Soudain, un nouveau bruit de fond vient couvrir la machine de Madame Hans. Une douche. Ma petite Fel' est réveillée....et sa mère dépravée au possible.

Arrivée à la fin de ma chère clopinette, que j'éteins dans un cendrier de fortune, autrement dit un paquet de chewing-gum vide, je décide de lever ma carcasse vers la cuisine.

C'est donc dans ma vieille chemise Dior pour homme, les cheveux tout à fait ébouriffés et la mine déconfite que je trouve sur la table entre le frigo et le plans de travail, un jeune homme.
Un jeune homme assez mignon entre nous soit dis, en train de dévorer un croissant frais de la boulangerie d'en face, comme l'indique la boîte en carton qui git près des miettes.
N'ayant pas remarqué ma présence, ça fais toujours plaisir, je me racle la gorge.
C'est donc avec des yeux de grand charmeur qu'il découvre que non, ce n'est pas ma fille qui viens de rentrer mais une version plus proche de la date de péremption.

-Vous vous appelez?

___Il est là, bouche bée, avec un air inepte qu'une jeune fille trouverait atrocement sexy mais qui, moi, m'inssuporte. Alors il pourrait au moins avoir l'amabilité de se présenter.

-Tom. Finit-il par déglutir.
-Très bien, Tom, où est ma fille? Car je suppose que tu n'es pas là par hasard où alors, tu es rentré par effraction et à ce moment là, je vais devoir faire appelle aux autorités compétentes.

Charabia, je lui lance en pleine figure une ribambelle de n'importe quoi. Mon haleine sent bon le tabac froid mais cela ne semble pas le déranger, bien que je lui parle presque dans le nez.

-Hum. Elle se douche.

-Ah. Fis-je, comme si je ne le savais pas.

J'ouvre alors la boîte et m'accapare le croissant qui y résidait.

-Eu...c'était pour...enfin, pour...
-Moi?! Merci, c'est trop gentil, il ne fallait pas voyons!

Puis j'engloutis la viennoiserie avec envie, le beurre du croissant pansant ma gorge râpeuse et douloureuse.

Le Tom me détaille mine de rien, se demandant probablement qui est cette folle qui débarque à moitié à poil chez sa nouvelle copine (enfin, je suppose) et qui pique le croissant lui étant destiné....et qui est sûrement plus âgée que sa mère!

A cette pensé je manque de m'étouffer avec le bout de mon croissant et me plie en deux en tentant de respirer. Le Tom se lève alors et me frappe le dos avec la paume de sa main. Au bout de cinq coup bien portés, je parviens à retrouver l'air et le croissant passe enfin, continuant son petit bout de chemin.

-ça va mieux?
-Oui...oui...peine-je à articuler. Merci.

Bon sang! J'ai failli dire mon petit!

-Vous êtes la mère de....
-Maman!

Oh, Fel'! Pile au moment où ce Tom allait enfin ouvrir la bouche pour une initiative dialectale intéressante.
Dommage.

-C'est mon croissant que tu manges?

Chopée.

-Je suis désolée, j'avais oublié que ta mère était là...tu m'en avais parlé pourtant hier mais...enfin...il n'y à qu'un croissant.
Quelle chute pour cette nouvele palpitante résidant en une simple phrase.

C'est ainsi qu'on se regarde tous, à la fois pour résoudre le dure dilemme de la viennoiserie manquante et pour comprendre dans quelle situation nous somme.

-Maman, je te présente Tom. C'est un ami.


-Oh, ami dis tu? C'est drôle j'aurais penser autre chose. Vue son torse nu et son minois.

Je me sert alors cinq toasts, prend de la confiture, du fromage, du beurre et un yaourt dans le frigo puis je file dans le salon avec mon sourire narquois, fière de donner cette tête d'incrédulité à ma fille bien aimée qui se presse de chercher le T-shirt égaré de son “Tom”.

Sur la table, je retrouve deux bouteilles, l'une de rouge pleine et l'une de vin blanc, atrocement vide.

Qu'est-ce que je disais....

J'attrape la bouteille de rouge, qui entre nous soit dis m'appartiens, je ne chipe donc pas comme je l'ai fais précédemment, et me sert un ver sur la terrasse, profitant d'un calme qui ne durera pas. Dans peu de temps, les ouvrier arriverons et continuerons à construire cet immonde immeuble qui s'impose comme notre voisin.

Le soleil tape déjà sur mes rides et je plisse les paupières pour déjeuner sans avoir l'impression qu'on tente de les brûler au soleil levant.

____Je mange beaucoup le matin...je dévore même. Mon ex mari me disait que j'étais un vrai gouffre qui ne se comblait jamais tant que le soleil n'était pas encore à son zénith. Ensuite, je devenais pleine comme une baudruche et ne mangeais plus rien jusqu'à la matinée suivante.
Il avait raison, c'est d'ailleurs l'une des rare chose qu'il m'ai dit qui s'est révélée être juste.

C'est entre une cuillère de mon yaourt nature zéro pour cent noyée dans de la confiture à la groseille pur sucre et une gorgé de vin que je pensa à Talia....maintenant que tout est terminé, où va-t-elle allé?


___________[point de vue:Bill]

Je la vois. Ou devrais-je dire, je la contemple; comme un amateur d'art devant la Joconde.
J'examine ses traits troublants. Je parcours sa symétrie, ses courbes, comme si elle était mon model et moi le peintre.
J'admire ses gestes si simple mais gracieux . Et pourtant le mystère est là, comme la fameuse peinture, elle aussi renferme des secrets. Je voudrais tous les percer pour la comprendre. Savoir comment fonctionne son esprit si tortueux et saisissant.

Elle est là, en face de moi, à siroter un café bien noire, comme elle les aimes. Ses lèvres d'ange aspirent ce liquide si amère avec un air de délice. Comme si une douce matiné dehors avec un café lui suffisait à connaître la plénitude, une félicité miroitant de près l'extase de l'extasie, le bonheur des bonnes heures.

Je ne sais pas trop ce qui nous rattache, quel sentiment nous ligotte de la sorte...mais je n'avais rien connue d'aussi intense, comme une transcendance folle.
C'est simple, j'ai l'impression d'être sur des montagnes russes avec elle, et en ce moment, je suis au sommet.

Elle m'a fait promettre de partir avec elle une semaine. _____Comme deux amant, aimant.______Laissant derière nous soucis et amis. S'évadant le temps de quelques jours de ce monde futile. Pour le vrais et l'essentiel, le fragile tout comme le necessaire. Comme deux avanturiers filant dans l'inconnu. Laissant les strass de la gloire derrière moi.
Se faire la belle, tout simplement


Nous somme dans le jardin. Ce jardin où, il y à plus d'un an, j'ai appris à la connaître.Leipzig est prometteur aujourd'hui, il ne pleut pas.
La piscine est toujours gelée, ce qui vous donne un légé aperçue de la température. Je ne sais pas si je la reverrai un de ces quatre en briser la glace pour y tremper les jambes...

Les gardes du corps sont tous dans la cuisine, mangeant un petit déjeuner copieux tout en partageant leurs anecdotes, soit décevantes, soit digne du Parrain.
David a échappé à la crise cardiaque, Dave Roth, lui, apprenant où et dans quelle tenue on nous avez retrouvé, à fait une véritable crise; de rire.


On se trouve sur la balancelle. Je me suis emmitouflé dans un grand manteau noire, un bonnet de la même teinte (original, oui, je sais) et un jean qui me laisse sentir le vent glacé de la matinée.
Elle, elle est bien tranquille, pieds nues, avec ses guêtres en laine et son mini short de nuit blanc comme neige. Je l'ai forcé à prendre un pull en laine dont le col roulé semble vouloir aspirer son beau visage.
Ses mains sont savamment scotchées à la tasse brûlante dont la chaleur qui s'y échappe laisse une traîné blanchâtre dans l'air.

-Dis...commence-je, tu pourrais mieux m'expliquer tout ce qui c'est passé ces deux mois-ci?
Je suis un peu confus là.


Tu sourie, ingurgite une nouvelle gorgé puis, prenant ton temps, cherche par où commencer.

-Le jour où j'ai percuté Fel'...et bien, ce n'était pas un accident. D'ailleurs, je l'aurait réellement percuté, elle ne s'en serait pas sortie de la sorte, avec juste une égratignure. Non, plus tôt plâtrée de la tête au pied.

-Je ne comprend pas....
-Bill Kaulitz, laissez moi continuez dans ma lancé ou vous ne saurez jamais!

En effet, je ne voudrai manquer ça pour rien au monde. Bon, tu continue?

-Bref. Quelques jours avant, Kathë m'avait contactée. Me racontant qu'elle était partie de chez elles depuis déjà un bon bout de temps, en espérant inquiéter sa fille. Celle-ci aurait due partir à sa recherche, la retrouver et se rendre compte alors de la mère qu'elle avait failli perdre. Un plan digne d'une adolescente de seize ans, je te l'accorde; mais Kathë ne savait plus quoi faire. Fel' devenant au fil du temps une “inconnue”. Personnellement, je dirait une femme, mais passons tu veux bien.

Je suis pendue à ses lèvres comme un trapéziste à son trapèze. Je jongle de vérité en vérité au dessus d'un grand vite d'incompréhension.

Tu marques une pose, attendant ma réaction. Mais je ne dis rien, comme tu me l'as demandé. Tu souris, te disant probablement que j'ai enfin compris que parfois, mieux vaut se taire et écouter l'autre.

-Alors, après m'avoir expliqué tout cela, je lui demande pourquoi elle m'a appelé, moi. Elle me dis que je suis la membre du groupe qu'elle connaît le moins, y étant une des plus ressente. Et qu'elle ne peu supporter les jugements d'autrui. Or, selon elle, une presque-inconnue ne peux réellement la juger, elle et son acte. Acte qui, entre nous soit dit, est selon moi grotesque. J'acceptai, en échange de quoi, elle me serait redevable. Redevable pour quoi, je ne le savait pas encore exactement, mais tu m'avais déjà parlé du fait de devoir te retrouver sans aucune aide, même pas ma propre identité.

Petit à petit, le puzzle commence à se résoudre sous mes yeux, les pièces manquantes arrivant à un rythme fracassant.

-Ainsi, on élabora un “plans”. Ce plans consistait à me trouver sur la trajectoire de sa fille, Fel'. Je devait la percuter juste assez pour la faire tomber mais sans la blesser. Je te laisse imaginer le poids qui pesait sur moi à ce moment là. Ce jour là, je devais portait le T-shirt du clans, avec notre symbole. Ce symbole même que Kathë a tatoué sur l'épaule et que, pas conséquent, sa fille reconnaîtrait.
Après quoi, elle voudrait prendre contact avec moi.
Elle m'a appelé peu avant que sa fille traversse, elle l'espionnait derrière un kiosque à journaux, et j'ai bifurqué à gauche. Arrivant au passage piéton au moment exacte où elle traversait.
Je l'ai fait, ça à marché, elle m'a donné son numéro. Je l'ai appelée, et tout s'est déroulé comme nous nous y attendions.
Fel' m'a demandé de passer, me racontant le bobard que je lui avais cassé la jambe histoire de me convaincre. Stupide, elle s'était très bien relevée quand je l'avais percutée. Enfin, passons!
Elle m'a demandé de lui en dire plus sur le groupuscule anarchiste dont sa mère tenait les rennes.
Je lui ai fait une visite guidée absolument charmante puis elle m'a demandé de l'aider à retrouver Kathë.


-Et là, ce fut atrocement simple pour toi!

-Exactement. Mais je devais la faire languir, nous avons marchandé avec Kathë et somme tombées d'accord sur deux mois.

Deux mois....

-Durant ces deux mois, je faisais semblant de faire mes recherches. En échange de ma longue quête épique, hum, je pouvais loger chez Fel' qui trouvait cela, pour le coup, tout à fait normal. Ayant perdue mon logement....En attendant, on se voyait au café “les figure pourpres” avec Kathë. Je lui rendis le T-shirt. J'ai aussi pris en photo le serveur qu'elle trouvait mignon, le faisant passer pour son pseudo-boyfriend punk au yeux de sa fille. Celui pour lequel elle avait, soit disant, fuguée.
A chaque rendez-vous qu'on se donnait au café, je lui donnais une enveloppe. Nous avons eu quatre rendez-vous. Quatre enveloppes. Quatre....

-Messages anonymes.
-Exactement. Elle m'était redevable, alors je lui demandai de déposer chaque enveloppe ici, dans la boîte au lettre. Votre adresse soit disant secrète, je la connaissais, après tout j'ai passé ma première semaine en votre compagnie ici même. Je lui ai passé. Et elle a merveilleusement tenue sa langue. Cette femme peut être muette comme une tombe.
La photo qui est avec la lettre anonyme du rendez-vous, c'était celle que j'avais prise juste avant que tu me dépose à l'aéroport, souviens toi. Le lieux était choisi depuis bien longtemps déjà.

Le jour du rendez vous était celui où Fel' partirait retrouver sa mère. Je lui avait donné des renseignement, inventés au dernier moment: Centre ville de Rochefort. Puis j'avais dis à Kathë d'y aller, et l'attendre dans le vieux centre. Histoire que Fel' cherche sa mère jusqu'à la dernière seconde.
Ainsi, j'ai pu venir jusqu'ici sans aucun souci, sans aucune question indiscrète à subir. Kathë, qui selon moi m'était encore quelque peu redevable, repris contact avec Utopie et Stef, des membres du clans. Il ne pouvait refuser un ordre de Kathë, qu'ils respectent énormément.
Alors ils ont emprunté des caméras et des spots, ont tout mis dans un van et m'ont rejoint habillés comme je leur avait demandé.
La suite, tu la connais....



Je crois bien que je vais hurler. Hurler de rire de part son culot surdimensionné. Hurler de soulagement puisque aucun fous ne se cachait sous les lettres. Hurler d'appréhension et d'effroi, car une femme si calculatrice ne peu être innocente sur bien des sujets.

Trop dur, trop fort, j'hurlai.

-Putain de merde Tal! Tu....tu avais tout programmé! Tout, tout, tout!

-Eu...oui. Mais calmes toi, ça ne sert à rien ne s'énerver. J'avais juste un peu planifié les choses.

Un peu?

-Mais je ne comprend pas, où est le problème?

-Je...je baisse les bras, vaincu par sa logique illogique, je ne pensais pas que tu me retrouverais...de cette façon.

-Et de quelle genre de façon parles tu?
-Du genre angoissant. Mais enfin, quoi, la vie n'est pas un cluedo Talia!

Tu te lèves puis part marcher dans le jardin, me tournant le dos, tes pieds glissant légèrement sur la terre humide. Tu évites les flaques de bout des orteils tout en gardant la tête enfoui dans ton col roulé d'un rose qui semble se moquer de la situation. Je te rejoins en courant. Tu marches à vive allure.

-Angoissant tu dis...tu te retournes alors vers moi, je suis donc, par conséquent, angoissante?

Je réfléchis un instant. Tes yeux vert virent légèrement au gris sur les contours et semble me supplier de ne pas affirmer tes propos.

-Oui. Parce que, à ce moment là, qu'est ce qui me dis que tu n'avais pas non plus prévue de frapper cette fille, planifié notre rencontre au commissariat, fait en sorte de rester avec nous toute une année...et, qu'au fond, tu ne t'es pas simplement bien foutu de moi? Talia...je ne sais pas comment. Je ne connais même pas ton nom Tal!

Elle laisse tomber la tasse au sol, il restait un fond de café qui se déverse sur l'herbe.

C'est alors que la Terre semble tourner au ralentit.
On a muselé les oiseaux, aspiré le vent, attaché les nuages aux arbres pour qu'ils cessent de bouger, prié à Zeus de planter un éclaire dans le centre du globe pour dérégler le charment petit tour de manège, on a écroué nos muscles qui ne peuvent plus fonctionner et tiré le rideaux sur tout ce qui nous entourait.

Puis, doucement, les oiseaux rechantent, le vent souffle de nouveau dans nos cheveux, les nuages défilent avec lenteur au dessus de nous, la Terre se remet à tourner , nos muscles répondent présent et tout autour chaque chose reprend de sa clarté, de sa netteté.
Chaque chose...ainsi que mes propos.


-Salop,

fut son dernier mot.


Fin du Tom II

Elise.V*
*


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Alors? Avez vous fini votre lecture surpris? Par pitier, dites oui^^

Je vous annonce que j'ai commencé à écrire une nouvelle histoire. Sans aucune celebrité...mais je ne sais pas si je la diffuserais....

En tout les cas, vos avis sur ce Tom II, sur unmonde-de-vie tout entier et sur ce chapitre en particulier m'interessent énormément, alors, s'il vous plaît, laissez le!


ps: Que pensez vous de la nouvelle couleure pour Bill?
Du nouvel habillage?

Elise.V*




et tu seras un ange ;-)

# Posté le samedi 25 juillet 2009 14:49

Modifié le mercredi 02 septembre 2009 12:13