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________[point de vue:Talia]
Je me sens comme sur le toit du monde, Des mondes. Celui des mortels, celui entre tes lèvres, celui de l'instant présent et le second. Le sombre, le méchant dirait l'enfant. Ce gras de ciel qui surplombe tout les autres, qui perce les nuages et déverse la bile aigre de cette Terre. Celui qui reflète de ses mille fenêtres la lumière de ce soleil. C'est ici que je suis. Ici que je sens mon coeur battre, ici que les émotions me submergent et que les multiples conneries me flouent cet esprit indiscipliné. Et je me trouve, voyez-vous, sur le gras de ciel de mes Pensés, de mes Ressentis, de mes Sens, de mon Corps, de mon Coeur. Quoi de plus haut?
___________[point de vue:Bill]
-Tal?
Seul l'orage me répond.
________________Temps de chien.
Je continue à marcher, suivant le sentier. Non, il ne s'est rien passé. On est gentiment rentré chacun dans son lit et on à dormis comme enfants comblés. Au plus grand désespoir de mon jumeau.
___Un éclair fend le ciel. Souvenir. Ce baiser, ce n'était qu'un merci.
Mais jamais remerciement fut si agréable._____Ah, Talia. Tu me transforme petite garce.
_________Garce joueuse. Et crois moi, ceci n'est pas offensant.
Je laisse juste mes pensés divaguer sur les champs d'à côté.
Finalement, l'horizon se laisse percer par ta silhouette. Tu est là, la tête contre celui d'un vieux cheval qui n'attend qu'une poignée de brins d'herbes. Mais non, pas de toi. Toi, tu es différente. Bizarre, un peu folle.
Quelques pas. Ton front appuyé sur le sien.
______Dix pas. Tes cheveux contre sa ganache.
_______5 pas. Tes yeux dans les siens.
________1 pas. Mon dieu, que j'envie ce cheval.
-Pourquoi ris-tu?
Tes paroles me sortent de ma bulle et je souris. Je ris à ma dernière pensé Talia...
Et toi, tu n'a pas bougé, lui non plus. Seul tes lèvres ont frôlé l'air.
-Alors?
Impatiente
-De moi. Je ris de moi.
-Hum. ça ne doit pas être bien compliqué!
Offusqué.
-Je ne répliquerais même pas!
-Tu n'en est pas capable!
Vérité.
-Allez, dis-moi pourquoi tu lui fait les yeux doux?
-T'es jaloux?
Démasqué
-Avant, j'étais plongée dans leur monde. Ma passion étais de monter les jeunes et de chuter autant de fois que je les maîtrisais. Jusqu'à finir par rester...debout, si-je puis dire.
-Avant?
Et c'est ton rire désormais qui brise ce ciel gris.
-Oui. Mais qui sait, la nouvelle Tal sera peut être ainsi elle aussi!
____________________Air narquois.
____________________Et tu es toujours là....
____Tu retournes dans la contemplation de cet animal et moi je m'approche
lentement, je tend mon bras. __D'un frôlement, il effleure ton col roulé, noir, et d'un geste ample je pose ma main sur ton épaule.
tu sursautes
Tes long cheveux frisés par l'humidité gardent leurs pointes emmêlés dans la crinière de ce cheval. Ils semblent plus châtains mais laissent de-ci de-là quelques reflets blonds qui disparaissent avec le vent.
Je ne sais pas ce que je ressens pour toi...et quoi qu'il en soit, cela n'a pas d'importance.
-Quoi?
Tu souffles contre le vent la clope que tu vient d'allumer, non sans mal avec ce temps digne de ce pays...la réponse tourne encore et encore puis je la sort. Sans prendre garde
-Demain on part.
-Et?
-Rien, enfin...si. Justement. Ce ne sera plus pareil, on sera surchargés et toi aussi par la même occasion...
Tu souffles ta fumé un peu plus haut dans ce ciel pluvieux, prenant garde à ce que la bruine ne devienne pas torrent. Puis tu réponds: hausses les épaules d'un air vanné puis commence à marcher. Je reste là, comme l'abruti que tu vois en moi.
On voulais profiter, finalement l'orage nous à piégé. Quelque coups de tonnerre par ci par là et te voilà rayonnante. Décidément, tu es à part...
________[point de vue:Talia]
Au loin la maison des Kaulitz. Une tache d'encre sur ce papier froissé. Votre Demeure de la jouissance devriez-vous l'appelez! Vous n'y faites que vous reposer et savourer les saveurs de la vie. Tu ne sais pas si je t'appartient, n'est-ce pas?
Mirant ton air non-chaland je songe à cette nuit.
Au fond, oui je crois. Je crois que tu peux m'aider. C'était peut être notre destin. Sauver l'autre de son néant.
Puis tu t'arrête, je me retourne. Tes yeux parlent, que de bavards en un seul homme! Tu te rapproche, glisse ta main droite derrière ma nuque s'appuyant sur nos humeurs vagabondes, truculentes, égocentriques et parfois bien pittoresque. Ton souffle exhale la liberté d'être soit, je l'attrape d'un coup de lèvres et le glisse sur le mien. Je frissonne sous le métal de la dureté de ton bijoux, pauvre joujou. Et nous revoilà partie on ne sais où, perdue sous ces éclairs que je ne décèle à peine au coin de cette vaste campagne.
Et plus rien.
Tu l'a eu ta réponse, tes sens ont guidé les miens. Allez Bill, souris, tu m'a eus hier et depuis j'y suis encore.
On finis la route mine de rien, nos mains se frôlant parfois. Et cela nous suffit je crois.
On franchit ce portail trop grand, suivons les rosiers mutilés par la tempête et d'un geste difficile franchissons la porte. Enfin plus aucun élément à contredire pour avancer. _________La télé est forte, deux paquet de chips éventrés jonche le sol.
Tu te trouve maintenant chez toi.
___________[point de vue:Bil]
Tal monte à l'étage. Tom me rejoint et me chuchote avec visse:
-Allez, coures la rejoindre Roméo.
Mais oui bien sûr. A l'entendre on croirait que j'en suis éperdument amoureux. Seulement, moi...je voudrais la comprendre,
Enfin, je crois....
Je secoues la tête, laissant quelque gouttes d'eau sur les lattes du parquets puis monte à l'étage. Elle tape sur sa machine à écrire malgré son bandage, allongée sur son lit. Tom l'avait vue la fameuse nuit, trop chamboulé pour penser à les cacher, Gustav aussi quand elle est partie courir, trop heureuse cette foie-ci.
Je m'avance, elle souris mais garde son regard sur la feuille tachée de pattes de mouches. J'attends, impatient. Qu'elle créature agacente!
J'ouvre la fenêtre, étonnement fermée à mon arrivé et regarde ce jardin une dernière foie. Avant l'enfer du paradis factice.
Puis une touche sonne fausse, plus longue et biscornue que les autres. Je mire la feuille, finis.
D'un geste je lui pique, lui arrachant des mains.
Quelques phrase à part, tel le titre étrangement long d'un chapitre, poème, nouvelle ou autre chose dont je ne soupçonne même pas l'existence puis ensuite, ce fameux titre est suivis de multiple paragraphe.
-"Qu'elle infortune murmuras-tu. Quel mauvais sort m'ayant guidé sur ta voie.
Et je me retrouve dans ton ombre; abandonnant mon ancien moi.
Mais profite bon sang, jouis un peu de ce jeux qu'est ta vie.
Sans ton sourire si faux et tes manières mièvres qui pèsent sur ton charme
Abandonnons-nous à cette trappe d'infortune qu'est l'amour ;
Quitte à écarter sans retenue après les jambes de l'autre dans la pénombre"
-Tu m'expliques ou je lit le reste?
Et la voilà lasse, me juchant de haut en tendant ses long doigts fins vers les miens. Ou vers cette feuille plus précisément.
Qu'elle conne.
-Tiens!
Le bout de papier vole, vite rattrapé par Tal plus furax que jamais. C'est fous comme en une fraction de seconde elle passe de la pitié à la haine.
-Ne dit rien, je n'écouterais pas.
Elle se tait, à mon plus grand étonnement. Je la devine sourire à sa voie qui dit "bien" et au bruit de son corps sur la couette froissée.
A mon tours de fumer. Plus pour évacuer que pour savourer.
-Pour qui tu te prends hein? Je suis adulé par des millier de fans et toi, toi tu n'as personne.
-Je pourrais avoir n'importe qui Bill...les gens sont trop naïfs.
J'inspire une bouffé, continuant de parler au ciel et puis, je l'avoues, un peu à elle.
________[point de vue:Talia]
Il est de dos, fracassant la pièce à chaque parole. Que tu crois, que tu crois mon petit.
Avoir oui
___________Garder....en voilà une autre histoire
-Écoutes, je ferais tout pour que tu aille mieux, te reconstruire et tout le bordel. Excuse ma vulgarité, mais je suis blasé là...blasé de tout. De toi. Mais je veux juste te dire que tes deux baisés volés et le miens, il faudra les oublier. De toute manière, ce n'est pas possible. Avec notre côte qui ne cesse de grimper...tu serais vite démasquée, et même là. Qu'elle importance tu me diras. Oui, mais je ne me vois pas sortir avec une fille obligée à satisfaire les désirs de la bande. Un peu de réalisme bon sang!
Tu as peur oui! Peur d'où cela nous mènerait. Peur de la dépendance de l'autre. Peur de moins recevoir que tu donnerais. Tu sais, tu n'es pas le seul...
Simplement, toi tu te défile avec de petites excuse mièvres. Tu en es conscient. Simplement, l'un a de la fierté, l'autre n'en à que faire dorénavant qu'elle en est dénudée.
-Tout ça pour une feuille? Réplique idiote à un serment stupide. Ce n'est que justice.
-Une relation, c'est basé sur la confiance.
-Cela ne veux pas dire que je ne te fait pas confiance, hier...
-Tu sais quoi? On en reparle demain. Bonne nuit.
Et tes pas martèlent cette pièce tout au temps qu'ils enserrent ma poitrine jusqu'à me donner la nausé. Tu ferme la porte. Alors tu es perdus...
-T'as vue mon beau dessin?
Je jauge la gamine du regard. Une petite latino qui ne doit plus avoir énormément de potentiel intellectuel à force de tirer tant sur ses nattes. Pauvre fille. Elle est a une bonne bouille pourtant.
-Oui, il est très beau. Hum, montre le plus tôt au grand monsieur à côté.
-Tarzan?
Je pouffe, retenant un rire soudain largement mérité pour cette remarque ô combien constructive direz-vous.___________________Ou non.
Tom fait son air vexé puis se préte au jeu de la pauvre gosse.__________Ne cachant pas quelque mots vulgaires qu'il lui apprend avec une grande conviction. Mon Dieu.
_Bill ferme les yeux, des paupières bien trop fragiles, avec un légé sourire à la pensé de son frère. Il Embrasse ensuite son corps dans le fauteuil bleu marketing._____Moi? Je laisse mes souvenirs divaguer quelque peu sur les nuages défilant derrière le hublot. Une respiration légèrement fluette me parvient. Je souris, l'ange c'est endormis.
Gardant malgré mes vêtement colorés que Monsieur m'a plus que conseiller ("le temps que tu redevienne optimiste un peu!") un certain sadisme, je chuchote dans le creux de son oreille au lobe léger:
-Qu'elle est la date de mon anniversaire?
-Dans deux semaines, le quatre à neuf heures du soir plus précisément. répond-t-il les yeux clos et sans aucune hésitation apparente.
-Qu'elle est mon deuxième prénom?
-Aucune idée, tu trouve cela superficiel, inutile et ignore donc royalement le tient.
-Mmmm, plus difficile....quel est le parfum de glace que je préfère?
-Vanille.
-Faux! dis-je d'un ton réjouis. Efficace réaction car il ouvre instantanément les yeux et me fixe, étonné.
-C'est browni caramel!
Celui ci répond d'un ton faussement offusqué
-c'est MON parfum favori...
-Non, c'est un parfum de fille. Tu ne peux pas
-Elle à raison frérot!
Je ris à l'attention soudaine de Tom pour notre discutions remplie de gamineries.
Et le "frérot', lui, se contente de dire avec un sourire sadique à la lumière artificiel du faux plafond de ce fichu avion:
-Ton cadeaux et d'ailleurs soigneusement emballé....
D'instinct, je caresse la clef suspendue à mon collier de perles.
-Au fait, des pensés sordides aujourd'hui?
Mais qu'est-ce qu'il ma pris de réveiller cette pipelette?!
-Oui, en rentrant dans l'avion, un gamin criait à son père qu'il ne l'aimais pas. Sûrement punis ou privé d'une connerie pour laquelle il se serais lassé avant même la fin du voyage.
-Et?
-Rien, je me suis demandé si il dirais cela si l'avion sombrait.
-Hum.
-Je part dans deux mois maintenant...
-Et il nous reste encore du boulot apparemment!
Un sourire identique en coin impose nos lèvres à se reflétées.
-Un enfant exagère toujours
-Il parait qu'un enfant de ment jamais.
-Ce n'est pas mentir que de grossir ses pensés.
Toujours le dernier mot...et le sable remplis la jarre de son sommeille. Je me tourne vers Tom, dans la rangé parallèle à la notre,
-Alors, tu ne dort pas toi?
-Non. Pourtant, les hôtesses de l'air ne sont pas canons...bizarres...
-Je croyais que "les américaines avaient de grosses poitrine, de long cheveux blonds et presque rien sur elles?"
-Non...j'exagérais! Dommage....mais bon, à Las Vegas...j'en étais pas loin hein?
Ton souhait pour une réalité pourtant fictive, tes espérance saugrenues pour une blague idiote, une exagération dans un mensonge.
Au oui Tom, tu es encore un enfant, dix-neuf ans, tu parle!
Puis Las Vegas à ça, je m'en souviendrais! Vous étiez partie tout les trois, Tom Bill et Georg. Vous m'aviez proposé de vous accompagner voir ce spectacle de jets d'eau...Les lumières éblouissaient ce lac artificiel qui jeté au ciel sa splendeur. J'aurais vraiment profité du spectacle et de la petite virée nocturne si le cameraman de votre stupide sorte de feuilleton que vous diffusé sur Youtub n'aurait pas été là. "Jamais dans l'angle de vision Talia! On pourrait croire des choses si non Talia! C'est David qui l'a dit Talia!"
J'ai crus que j'allais lui arracher la tête pour la jeter au fond du lac et écraser sa caméra de mes talons.
J'ai crus.
__Puis, au moment si léger où vous êtes pareille à un astronaute en apesanteur sous fond de Mozart...ou plus simplement, à l'instant où votre esprit divague pour plonger dormir en paix...Une voix pâteuse mais malicieuse lance à l'attaque LA phrase:
-Ton cadeaux ne te décevra pas, Talia.
Et ainsi, la curiosité me rongera jusqu'au Samedi quatre Octobre à neuf heures....
Et c'est moi qui suis cruelle!
Que celle ne tienne, je le trouverais. Et le dégusterais comme jamais.
"J'ai maintenant 19 ans, et ça me manque vraiment beaucoup"
Traduction: le "ça", c'est les baiser.....si si....Bill, sauve toi, je vais te tuer!
_______________[point de vue:Tom]
-Bill!
Le cris strident de notre chére Talia perce la fraîcheur matinal de la cour du studio. Adossés contre nos voitures en pleine discutions de la chanson à travailler une foie rentrer à l'intérieur, voilà que Tal nous offre son concert privé! Rien que ça...
Laissez moi le temps de vous expliquer!
Mon pauvre frère et assaillit de questions et traité de tout les noms avec une discrétion phénoménal!
-Menteur! Mais tu n'a pas honte! Je feuillette cette bêtise en papier glacé de "bravo" et je trouve ça! Trois ans sans baiser! Mais oui, et puis quoi encore? Tu veux que je te rafraîchisse la mémoire peut être?! Raaaa, tu me dégoutte!
Que quelqu'un intervienne? A quoi bon. En dix mois on a eu le temps de la connaître, et elle aussi! Et croyez moi, il ne vaut mieux pas s'en mêler! De toute manières, c'est deux là ce chamaillent comme un vieux couple: sans arrêts!
Et pourtant, jamais rien entre eux...et Dieux sait qu'ils s'en languissent!
Quel peureux mon petit frère quand même! Puis trop fière pour se rendre compte qu'il s'en ai attaché de la Talia!
________[point de vue:Talia]
-Mais faut rassurer les fans tu comprends...puis c'est bien de paraître fragile...c'est une image Tal. Cesse tes gamineries deux secondes.
-Là tu vois, je suis estomaquée, et c'est peux dire! Tu dis que tu ne veux pas rentrer dans le torrent du couple et tu sort "J'aurais vraiment aimé avoir une copine, avec laquelle je pourrais partager ma vie, qui comprendrait tout ce que je fais" et bla bla et bla bla...
-Je t'ai vexé?
-Non!
-Bill! Talia! On rentre!
Je fulmine une dernière foie puis les suis au studio. Allez comprendre, depuis que je critique ce qu'ils font ils me demande d'écouter...la franchise se fait rare avec eux sans doute. Si décevant ce milieu de vipères lèches-culs assoiffés de fric et de belles gueules....pitoyablement pathétique !
-cafés!
Je part chercher un café à David, Peter, Dave et Patrick. Une foie revenue, les mains brûlant à petit feu contre les gobelets remplis d'arabica en poudre et d'eau douteuse, les premier accords me parviennent.
Alors c'est ça ta vie. Votre vie. Ce que j'entends dans cette pièce. Et vous, toi. Que je vois à travers la vitre, les casques au oreilles et les yeux fermés. Aveuglés par le talent.
.....Et mon cadeaux? Ta voie, quoi qu'il en soit.



