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______________________________________________________ Sixième chapitre: ______________________________________________________ "Un véritableétat second, une espèce de transe ______________________________________________________Qui apparaît mystérieusement et s'envole en silence" ______________________________________________________Grand corps malade

______________________________________________________ Sixième chapitre: ______________________________________________________ "Un véritableétat second, une espèce de transe ______________________________________________________Qui apparaît mystérieusement et s'envole en silence" ______________________________________________________Grand corps malade
"Je pense donc je suis, j'écris donc je mens"


___________[point de vue:Talia]

-Tu as vraiment cru que j'étais homosexuel?
-Hum...oui.
Les rires cristallins de Bill résonnent dans le jardin, se perdant un moment dans l'immensité des étoiles avant de rebondir à nos oreilles rouge et glacées.
La chaleur me monte aux joues, je remercie nos pas de nous avoir emmené assez loin pour que l'obscurité cache ma gêne.
-Tu m'étonne un peut plus à chaque secondes Tal!

_______Je tourne de l'oeil, histoire de voir son expression. Il me regarde, un sourire en coin. Ta raison vas, profites de m'appeler Tal, personne ne certifie que je serais d'humeur identique demain!
Mais là j'aimerais m'asseoir le cul dans ce paradis blanc, là-bas, sous cet arbre mort. Je n'ai aucune envie de me faire souffrance, et si c'était le cas, je ferrais couler mon sang sur cette neige que nos pas souillent._____________C'est étrange comme ma haine semble voler loin avec les flocons, je suis à des lustres de t'apprécier, mais ta compagnie semble m'être moins oppressante. Le fin croissant de lune illumine à peine ce jardin digne de calengula. Tu sais, je crois que j'ai envie de me blottir dans ton blouson. Prêtes le moi, ma peau tremble et mes yeux pleurent.

Une sensation de cuir neuf m'envahis, sur mes épaules, ton blouson. Tu sais, je vais finir de passer de la haine à la peur si tu continus! Les gens qui lisent dans les pensés, ça ne me rassure pas vraiment....

-A quoi penses-tu?

Rectification, nous allons rester à l'aversion!

-Que tu dois être frigorifié en T-shirt!
-Tu as mon blouson. rétorque-t-il d'un ton d'évidence.
-C'est toi qui me l'a posé sur le dos! Pour la deuxième fois de la journée en plus.
-Je sais.

Qu'un jour on me répète que je suis bizarre et je leur dirais d'aller voire Monsieur Kaulitz deuxième du nom! Il verrons qu'il y a pire, si si!

-Alors, pourquoi as-tu tabassé cette fille?

J'arrête de marcher, en profitant pour contempler un instant nos empreintes sur ce tapis blanc. Puis je scrute son visage aux traits féminins, une lueur brille dans son regard, l'éclat de l'astre au dessus de nos tête. Il a gaché ce moment, le dégout remonte rapidement dans ma gorge, sorte de bile du coeur.

-Tu ne perd pas le nord hein?
-Jamais! me répond-t-il d'un ton faussement fier.
-Dommage, moi non plus.
Il ouvre légèrement sa bouche, sa pomme d'Adam fait des aller et retour incessant. Encore surpris Bill? Vue ton sourcil gauche que tu hausses, j'en déduis que oui. Ton piercing reflète même un petit éclat de lune.
-Bonne nuit. Et au faite, ton blouson sent très bon.

Son étonnement me laisse échapper un légé pouffement et je repart vers la maison illuminée de ses fenêtre aux reflets jaunes. Je le laisse derrière moi, en T-shirt, en pleine nuit et sous la neige. Mais qui a dit que j'étais compatissante?

___________________________Pour toi ma Ollie.

Son parfum m'embaume malgré moi. Le cuir et son odeur se marient parfaitement. Je prend une grande bouffé et souffle légèrement en l'air.
Envies d'une cigarette.
Je n'aurais pas imaginé qu'on avait tant marcher! Ils ont un bois entier ce n'est pas pas possible! Je sort de mon jean déchiré mon paquet de Marlboro et en sort une clope. Puis je recommence l'opération avec le briquet. Je l'allume à la vas vite et aspire goulûment le tabac. Aprés plusieurs bouffés je laisse la fumée s'échapper, m'amusant à faire des cercles avec.

-Et tu le laisse à la traine à moitié à poil, bravo, c'est du jolie!

__________[du côté de Tom]

J'avoue que son charme lui offre une certaine grâce. Ici, sur la terrasse, face aux lanternes, ses cheveux mélés à son visage qui souffle des rond parfait. J'aimerais avoir le même dont tient!

-Je ne vois pas de quoi tu parle.
-Joue pas l'imbécile! Tu veux qu'il attrape la mort ou quoi?
-Oh, je savais pas que toi aussi tu lisais dans les pensés...

Je la regarde comme si elle sortait de l'asile mais elle, elle me laisse juste voire ses lèvres s'ouvrirent et découvrir ses dents. Elle rit mais sans émettre de son, c'est beau.

Oula


Faut ce ressaisir! C'est pas le moment de craquer, par sur cette cinglée! La petite blonde d'à côté à la limite...mais pas elle! Mes pulsions attendrons bien patiemment les filles faciles et qui ne sont pas bargent, elles!

____________[point de vue:Bill]

Elle vient de me laisser là, comme on abandonne un chien au coin de la rue, et pourtant je suis fou de joie.
J'ai vraiment un problème....non, non, je ne suis pas heureux, elle se fous de moi après tout!
Mais comment lui en vouloir?

____________[du côté de Talia]

-Vous avez mangé?
-J'attendais que tu pose la question...non. Je voulais t'attendre....
-Oh, mais il ne fallait pas!
-Pour que tu cuisine Talia, ne t'imagine rien d'autre!
-T'en fait pas, je suis pas du genre à imaginer ma mort lente et douloureuse.

Ses traits se durcissent légèrement, formant de minuscules rides aux coins des yeux.

-Bref, Georg a commandé des pizzas mais vue qu'on est prés de Liezpig qui est prés de....rien, bé ça risque de prendre du temps.
-Ba, on va être passient.
-Pas question, file à la cuisine; Refuse pas ou j'appelle David.

__________[point de vue:Bill]

Je rejoins mon jumeau, les bras croisés et les poils hérissés.
-Elle avait déjà un blouson tu sais...
-Le jean de 2mm d'épaisseur n'ai pas connu pour tenir chaud....
-Tu deviens fou.
-Oui, je crois.

Je sais ce qu'il pense, mais non, je ne suis pas entrain de tomber amoureux d'elle. Disons juste que j'ai envies de mieux la connaître, la comprendre.

Aller, tu l'aimes bien, avoues....

Moi?! Apprécier Talia, pffff; puis quoi encore?! Bill Kaulitz entaché d'une furie, nan, je crois pas non.

-Tu n'as pas une cigarette?
-Si, à l'intérieur.

Flemmard, nous restons ici, immobiles. Jusqu'à ce que je reconnaisse une sensation habituel. Je regarde derrière moi, Talia me souris, mon blouson sur mes épaules. Tom fait semblant de n'avoir rien remarqué pendant que je la remercie puis lui demande avec un ton bourgeois:

-Alors, quesqu'on mange?
-Tu verra bien. Bouge ton derière qui t'est si chère, ça ne te ferra pas de mal vas.

Décidément, elle n'est pas prête de changer. Elle repart à l'intérieur, Tom et moi nous regardons avec l'air interrogateur avant de la rejoindre en courant. Une odeur de fromage envahis toute la salle-à-manger et la chaleur ambiante me laisse échapper une goutte de sueur.

_______________________
Lendemain, 10 heure du mat


__________[point de vue:Talia]

David a appelé ce matin, il parlait du nez, ce qui m'a bien fait rire. Il m'a demandé de prévenir la troupe qu'il y à une interview de dernière minute de prévus à Berlin, cette après-midi. Après, on ira dans une boîte où il chanterons une de leur chanson, "Ich Brech Aus" je crois...pour l'anniversaire de la môme du patron qui est aussi un ami d'enfance.
_________________Mon dieu.
_________________________Enfin, le ridicule ne tue pas hein!

Je bois mon jus d'orange à petite gorgés, légèrement déprimée à voir ce ciel gris et fade. Rien, pas de neige, de pluie, d'orage, de grêle. Non, que du froid et du gris.

"Je vois plus les oiseaux s'envoler, tous ces petits trucs qui m'émerveillent
Je sens plus les nuages s'enrouler, le soleil a perdu son réveil"


Je mord ensuite dans une pomme du panier à fruits, les jambes croisées et ma main gauche entre, histoire de me réchauffer, l'odeur de vanille de mon shampoing dans l'air.

Une demis-heure plus tard, Gustav descend, une légère gueule de bois imprimée sur son visage. Un "B'jour" et il se perd dans un petit déjeuner de pacha.


_______________________
Le soir même, aprés un traget tendu jusqu'à Berlin.


_________[point de vue:Talia]

Cigarettes, quelque joints discret, alcool abondant et piste de danse bondée, bienvenu au "Hot Stuf", boîte de nuit branchée à l'ambiance survoltée. Je me joindrais bien à eux, dansant jusqu'à épuisement, les pulsations de mon coeur en accélérer et sentant la musique m'envahir.
Mais non.
Juste par honneur, vus que sur scène, les Tokio Hotel font leur show.
Je me contente de laisser glisser l'alcool dans ma gorge, me brûlant l'oesophage.

" Pour toi je suis coupable
Ich geb Dir an mir Schuld
Je n'ai jamais voulu tout ça
Hab das alles nie gewollt
Tu ne me laisses malheureusement pas le choix
Du lässt mir leider keine Wahl
C'est maintenant la dernière fois
Das ist jetzt das letzt Mal"


Ses paroles me laissent des sueurs froides. Coupable de l'avoir tué, tu ne l'a pas voulu, je ne te laisse pas le choix, tu me détesteras. Oui, air de déjà vue si je tourne ça ainsi. Hasard....

"Je te préviens: ne me poursuis pas!
Ich warne Dich verfolg mich nicht
Le monde vit très bien sans toi
Die welt ist glücklich ohne Dich
Ce que tu voulais n'a plus lieu d'être
Was Du wolltest ist krepiert
Je suis de prés ce qu'il se passe maintenant
Ich bin das was jetzt passiert
Ce qui se passe maintenant
was jetzt passiert
De la sueur froide perle sur ton front
Kalter Schweiss auf Deiner Stirn
Maintenant tu vas pouvoir m'entendre crier
Du kannst mich jetzt schreien hör'n
Dans un instant tout sera fini pour toi
Gleich ist für Dich alles aus
Je me détache de ton emprise
Ich zieh Dir den Stecker raus
Ton emprise s'en va
den Stecker raus"


ça suffit! Je balance mon verre, les paroles tranchante saignant encore plus mon corps. La batterie résonne en moi, coups durs et forts. Je me saisis de la vodka et la bois au goulot.

______________________Mon emprise s'en vas.

__________________________________________Celle de l'euphorie arrive.

Elise.V*


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# Posté le samedi 05 juillet 2008 13:08

Modifié le lundi 17 août 2009 04:51

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