__________[point de vue: Talia]
Cela devient vite une sorte de jeux, le premier qui lâchera perdra...lui sa réponse, moi mon silence.
Son regard havane au lueurs des lanternes entouré de fins traits noirs me met dans un état pareil aux flammes. Vous savez, quand vous fixez un feux jusqu'à finir pris au piège, incapable de ciller devant cette chaleur et cette beauté...vous vous sentez peut à peut vaciller. Pris au piège d'un de vos sens, les pupilles enchaînées, les paupières torturées, les cils désemparés.
J'éprouve exactement les même symptômes, mélangés à une sorte d'overdose oppressante.
__________On continu notre échange quand, subitement, le vent tourne, renvoyant les flocons dans notre direction. Coup du sort très bien jouer car l'un d'eux se pose sur les cils de Bill qui se contraint à ciller. Ma bouche forme un léger arc de cercle et je me lève, heureuse comme une gamine qui vient de gagner une partie de billes. Et simplement pour jouer encore un peu, je rentre dans le salon en marchant avec une certaine provocation....oubliant un instant son homosexualité.
__________[point de vue:Bill]
Quelle peste! Je gagne toujours à ce jeux là! Et je ne parle pas de soutenir le regard de l'autre. Elle ne veut rien dire, très bien. Mais qu'elle me provoque ainsi en marchant d'une manière si...si....sexy! Juste pour me narguer...et bien elle vas voir se que c'est que servir le beau, le sensationnel, l'unique, Bill Kaülitz!
__________[point de vue:Talia]
La starlette me rejoint vite, restant quand même deux bon pas en arrière. A peine on pénètre dans le salon que la sonnette retentit. Tom se lève avec une disgrâce sensationnelle et appui sur un bouton que je n'avais pas remarqué à mon arrivé, à droite de la porte d'entrée. Un bruit de crissement se fait entendre, puis à travers la fenêtre je vois la voiture de David rentrer et le portail se refermer.
Tom repart s'asseoir, m'ignorant royalement et servant la fin de sa canette de bière à son frère. Quel générosité me direz-vous! Frère qui c'est assit lui aussi dans l'un des trois canapés en cuir.
_______________On frappe.
_______________________Rien.
____________________________On refrappe.
______________________________________Toujours rien.
-Bon, tu te bouges?
-Hein?
-Bé vas ouvrir, tu nous serre j'te rappelle! Dit-il sens même se retourner vers moi.
Ce qui à pour effet que ce sont sa casquette et ses dreads qui me le l'ordonne. Non mais dites moi que je rêve!
Si on était dans un dessin animé on verrait de la fumée me sortir des oreilles et mes yeux lancer des éclaires foudroyants foudroyeurs. Mais manque de chance incongrue, nous somme dans la vrais vie. Alors, histoire de garder un semblant de dignité, je croise les bras et réplique:
- Et si je refuse?
-Hahaha, t'es drôle toi tu sais.
-Tom!
Il cesse immédiatement de rire et se retourne, l'air grave et prétentieux.
-Si tu refuse, ma petite Tal, je le dis illico presto à David et après tu trouve une excuse pour expliquer au juge pourquoi tu n'as pas respecté ton engagement...or, tu ne trouveras pas et je suis sur que la tenue des détenues t'ira très bien au teint.
Un sourire niais s'affiche sur chacun des garçons que je hais décidément un peu plus à chaque minute qui s'écoule, Au passage très lentement, très très lentement...
Les coups contre la porte se répètes, m'obligeant à ouvrir. Je tourne rapidement le verrou et l'ouvre violemment, formant un courant d'air qui me frigorifie.
-Ha, Talia! Tiens, tes valise...
-Merci.
Je lui arrache des mains, chose pas facile vue leur poids et lui claque la porte au nez. Vous n'imaginez pas le bien fous que ça procure! ____________Un soupçon de joie se diffuse en moi et je monte à l'étage, assez difficilement, cause aux deux tonnes de fringues qui se dandinent dans mes valises.
A peine que j'eus franchi deux marches qu'un:
-Mais elle a claqué la porte à sa gueule!
retentit dans la demeure comme une douce mélodie.
L'auteur de cet incomparable poème, contraint, se lève pour aller ouvrir à son cher maigre.
Je me retourne rapidement et retient un rire soudain en voyant l'état du nez de David....que je lui ai apparemment cassé. A la bonne heure!
__________[point de vue de:Gustav]
Tom a raison, et pour en avoir, elle en a du culot! Au fond, je la trouve presque comique, elle et son caractère bien trempé! Je ne lui ai pas parler une seule foie mais j'ai passé chaque seconde à l'observer. Elle a un tic qui est de passer sa langues sur ses lèvres quand elle cherche à répliquer et je crois bien qu'aux moment où elle se mort la lèvre c'est à chaque moment de stress. Or, j'en conclu qu'elle est difficilement stresser vue la situation assez....délicate!
Elle n'a pas du tout eut l'air attirée par Tom, Bill ou Georg chose rare...Quand à moi, je sais même pas si elle a réaliser mon existence! Et si elle était lesbienne? Après tout, ses habits provocants et sa façon d'être peuvent nous laisser divaguer sur tant d'hypothèse que je frôle le malaise. A moins que ce soit les cinq bières que je viens de m'enfiler...je résiste moins à l'alcool qu'eux...d'ailleurs, soit j'ai oublié mes lentilles de contact, soit je suis vraiment pété mais tout est assez flou.
Je distingue certes ce qui m'entoure mais les traits d'expression en moins.
_________[point de vue:Bill]
Talia redescend quelque secondes après que David soit partie...le pur fruit du hasard évidemment....hum.
Tom se retourne, je ne saisi pas son regard, c'est comme s'il dégustait chaque parcelle de son corps mais avec la haine et l'indignation en plus.
Houla, ce n'est que Tom, faut que j'arrête de le surestimer...
-AH, revoilà la petite Tal!
-Comment tu m'a appelé là?!
Georg souris, s'affaissant un peu plus contre la bordure du sofa.
-Tal...
Sous les yeux écarquillés de Talia j'explique.
-C'est le diminutif de Talia....
-Merci, j'étais au courant. Mais il n'y à que les gens que j'apprécie qui m'appelle comme cela, alors Talia, pour vous, ça suffira amplement!
J'hausse mon sourcil droit, Madame Talia aussi tant qu'elle y est! Puis je me rappelle la piscine et d'une voie suave lui dit:
-Tal, on a faim.
-Oui, on n'a pas manger nous depuis ce midi...
-Chose qui tient de l'exploit de la part de notre hobbit adoré!
-Oui, fait donc honneur à son courage et prépare à manger.
On la sent prête à protester mais Tom caresse goulûment le téléphone devant elle...il la nargue avec tellement d'assurance que je suis presque fier d'être son jumeaux. Elle ne proteste pas et file à la cuisine, toujours avec cette démarche....
_________[point de vue:Talia]
Gustaf me rejoint comme pour pardonner ses trois acolytes. Ce petit bout d'homme me sera utile vue que je n'es aucune idée d'où sont placer les ustensiles.
-Je viens te donner un coup de mains!
-Merci Gustaf...
-Eu, hum, non, moi, c'est Gustav.
-Oups, désolée....
-Mais c'est que tu es aimable! me dit-il avec un faux air d'étonné.
Son ton enjoué me fait passer sa plaisanterie sans grande difficulté et je ris de bon c½ur avec lui.
Il se frotte les mains et avec des yeux pétillants me débite:
-Alors mademoiselle Talia, ques-ce-qu'on prépare?
Yeux pétillant qui ne restent guère fixent, notre Gustav à bût! Je comprend mieux qu'il soit à l'aise avec moi maintenant, Lui qui à l'air si timide. Quelque canettes de bières et il n'y parait plus rien!
-Bon, je suppose qu'on vas faire selon les goûts de notre petit gay!
J'ai droit aux gros yeux de Gustav, et je suis sur que ce n'est pas dut aux effets de l'alcool.
-Tu parles de qui là?
C'est à mon tours de faire la tête d'ahuris non sans saisir le côté comique de la situation.
-Ben de Bill!
Et là, c'est la crise de rire, il se tord le ventre et s'esclaffe comme un gosse...ou un bourré.
-Talia!
Je me retourne, quittant du regard ce spectacle quelque peu inhabituel et me retrouve une fois de plus face à Bill. Il ne faudrais pas que ça devienne une habitude!
-Oui?
Mais au lieu de me dire quoi préparer pour qu'ils puissent se goinfrer tous en coeur, il ajoute:
-Tu as dit quoi là?
-Oui!
Mais ma blague, merdique certes, semble lui passer par dessus et d'un air lasse il me profère:
-Mais non avant! puis viens le célèbre souffle exagérer Tu fait exprès ou quoi?!
-Arrête de crier s'il te plait...a oui...je vois de quoi tu veux dire....petit gay?
-Exactement.
Et avec le ton que prenait mon père pour me faire la leçon il m'ordonne de venir avec lui. Je le suis, laissant Gustav, au passage toujours entrain de rire.
On sort dans le jardin, (ça aussi il ne faudrait pas que ça devienne une habitude) et on commence à marcher. Mains dans les poches et têtes baissées. Nos pas s'enfoncent dans la neige avec un bruit sourd, le vent souffle nos cheveux qui couvre une partie de nos visages. Je me sens ailleurs, comme blottis dans mon âme tremblante.
-Bon, on n'est pas là pour examiner le gazon recouvert de neige à ce que je sache...
-Tu as raison.
Il s'arrête, me dévisageant. Chaque parcelle de mon visage semble fondre, cire brûlée au brasier de son regard.
-Tal.....je ne suis pas gay.
Alors là, je ne sais pas ce qui m'étonne le plus! Le fait qu'il ait dit Tal et non Talia, que les pouffements et gloussements de Gustav s'entendent jusqu'ici, qu'il me le dise d'une manière où j'ai soudainement envie de lui sauter dessus, que j'ai effectivement envie de lui sauter dessus, qu'il ne soit pas homosexuel....ou que la Terre semble tourner étrangement vite tout d'un coup.
ça promet!
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Merci à tous ceux (enfin, celles!) qui me lisent et me donnent leurs avis, vous me faites énormément plaisir!
